‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 156 sur 220 · CHAPITRE Mil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Mil

intioiis portés à don Carlos par les vaisseaux russes ou hollandais. C'était demander, au fond, que la France interprétât le droit des neutres à la manière des Anglais. M. l'assy en lit l'observation avec une vivacité dont M. Thiers fut plus irrité encore que surpris. Mais, encouragé par l'attention visiblement bienveillante que le roi lui prêtait. M. l'assy développa son opinion en homme compétent et convaincu. Bientôt il eut pour lui tous ses collègues, à l'exception de M. Thiers. donl les yeux brillaient décolère. Quant au roi. il avait montré, dès l'abord, une condescendance parfaite, cl la division qui éclatait, à sa vue le dispensait du soin d'appeler à l'aide de ses secrets sentiments l'autorité de sa parole, la discussion paraissait épuisée, quand M. Thiers. bien décidé à pousser les éclaircissements jusqu'au bout, parla de la nécessité de donner a M. odilon Barrol la présidence de la Chambre. Rien ne convenait moins au roi : il eût accepte volontiers M. Barrol pour ministre, dans l'espoir d'agir sur lui*. mais le drapeau de la Gauche plante victorieusement dans la Chambre l'épouvantait. Il n'eul pas. néanmoins, à s'en expliquer de façon à encourir le reproche d'avoir amené

une rupture: car. an seul nom de M Barrot, M. Ilumann >e h. ita de protester, affirmant que, pour son compte, il ne pourrait, sans rompre avec ses meilleurs amis, donnet les mains a la présidence parlementaire du chef de la Gauche. C'en étail trop, u Tâchez, Messieurs, de vous " mettre d'accord entre vous », dit le mi avec une intention légèrement ironique, el en levant la séance. Mors. appuyant ses mains avec violence sur la table, H, Thiers

S'écria don ton amer cl presque insultant : n Je VOUS

■ avais bien dit. Sire, que ces Messieurs valaient mieux

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