‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 165 sur 220 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

et celle de Barbés, s'il mourait sur un'échafaud La reine fut. en effet, glacée d'effroi. Les ducs d'Aumale et de Montpensier avaient jusqu'alors grandi, au collège Henri IV, à l'ombre d'une position privilégiée, assistant aux classes, mais ayant un appartement pour leurs éludes et un jardin pour leurs récréations : ces privilèges disparurent pendant les premiers jours qui suivirent la condamnation de Barbes. Avec le reste des élèves, on vil les jeunes princes aller à la messe et aux bains, commesi l'existence de leurs camarades, plus étroitement as à la leur, eût dût les protéger, les couvrir! El la frayeur du Château était si prompte au soupçon, que le feu ayant pris à une usine dans le quartier latin, des troupes lurent ■ la terrasse du collège. Autre sujet d'alarme! ; - guinguettes étaient vides, les barrières désertes; sur les lieux accoutumés au bruit des plaisirs populaires pesait un silence de deuil : que présageai) cette grande tristesse du peuple? Malgré l'avis du Conseil, qu'avail tente le triste éclat d'une résistance au vœu pubjic, le roi décida que la peine de mort serait commuée en celle de- travaux fort es à perpétuité. Pour un homme de la trempe de Barbes, c'était une aggravation : on le comprit enGn, el l'on substitua la déportation aux travaux forces.

Ce fui six mois après seulement, que la deuxième catédesaccusésdu \i mai comparu! devant la Cour des pairs. Blanqui ayanl refusé de répondre, et H* Dupont, son défenseur, ayanl par de-, motifs élevés, renoncé à prendre la parole, ce second procès ne présenta rien de notable.

Voici quel fui l'arrôl '.

1 « La Cour des p lr entendu Blanqul dansses observations ,

100 IHMIURE DE Dl V »S~.

L'insurrection ilu 12 mai veul être jugée sévèrement Elle troubla d'une manière imprévue el coupable le i opo^ delà cité. I lleéclatail >i prématurément, que le peuple,

H iin|Npnt, son défenseur, dans sa déclaration qu'il renonce à prendn

la parole ; Guignol et M' Grery, son défenseur ; Qun t M* Laui

- nr, m l'abbé Qunrré, son conseil ; Charles •! M* Jules Fatre, a n

ur; Moulines el M* Paulmler, son défenseur ; Bonnefond et M* Di

- in ; Piéforl el Foclllon, et M* Dubrena, leur défenseur ;

Hendrtckel M' Desgranges, son défenseur ; Lombard el M* Montadère, son

urj Simone) Hubert, et H* D i défenseur; Buartel

M* M.iiln. n. son défenseur; B issi et M' Genl ur, son d

m.inii it M» Delamam • ur ; Bordon et M' riiomas.aon déJen-

Eranno ii M* Hello, ton défenseur; Lehèrlcx >t H* Horean, son

ur; Dupony il M' B nolat, son défenaeor; Druj el M* Rodrigue*,

Berbulel ii Mr Leroycr, son défenseur; Valllert il

M* M.iiniii' ux, -"n défeni I et M Porte, son défeosi ui ; Godard el

M" Bloi ! ni . Pallssli i rtM*( i son di ' dm m

Gérard etM'Gri let, son défenseur; Dubourdleu el M* Conte, a léfen-

eur; Bouvrand et Ma Jolly, son défenseur; Buisson et M Cadel di \

v Ji Laurens, ion défenai ni .

M* B . 'i ini li un moyens dt d«V

outre conformément au troisième di nslrucHon i rlmlni Ile .

En n: Eugène), Huard Cam lli

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.i détention . Ilonnel i P , Hendrlck l<i»eph-Hyppollli Herbutri

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