‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 17 sur 220 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Attentai du 25 juin 183U. —Arrestation d'Alibaud; son caractère ; son altitude devant les juges; son exécution.— Mort d'Armand Carrel.

Le due d'Orléans el son frère se proposaient de prolonger leur séjour en pays étranger, lorsqu'ils furent rappelés à Paris par une nouvelle sinistre.

Le 25 juin is;ui. à six heures el demie du soir, le roi quittant le Palais des Tuileries pour se rendre à Neuilly, un grand tumulteéclata tout-à-coup au tournant duguiehel du l'ont -l'ioyal : un fusil-canne venait d'être déchargé dans la voiture royale au moment ou leprince, se penchant à la portière, saluait la garde. 1 n rapide mouvement en arrière sauva le roi. mais la lionne resta dans ses cheveux.. un s'était jeté sur l'assassin : on lui arrache un poignard avec lequel il cherchait à se frapper, el ilesi entraîné au poste du drapeau, à travers des clameurs confuses.

l'ai un contraste aussi poignant que bizarre, le jeune homme qui venait de descendre a cet odieux attentatavait quelque chose de prévenant el d'affectueux dans toute sa personne : son visage, qu'encadraient de longs cheveux noirs flottants. étai4 régulièrement beau; ses yeux bleus étaient pleins de tendresse, el sa physionomie présentait

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un singulier mélange de mélancolie, de grâce féminine el de fierté. On l'accablait d'invectives. M;iis il ne laissait lire sur son fronl d'autre regret que celui d'avoir épuisé dans i,n vain effort toutes les puissances de sa passion : >a contenant e était assurée quoique modeste, un sourire grave animait ses lèvres, el il s'avançait calme sous l'injure irde surveillant s'élanl emporté jusqu'à lui arracher une poignée de cheveux. « voilà du courage, dit-il amèrement, vous êtes un brave, i >■ premiei qui s'était emparé de lui était un armurier nommé Devisme. « le le connais, criait cet homme d'une voix troublée, il se nomme l ouis Vlibaud i 'est moi qui lui ;ii fourni l'arme

dont il vient de se servir Malheureux! c'était donc

poui '•' abominable usage. ilibaud l'interrompit avec douceur et pai une simple formule de politesse Un

■ '•I i lui ayant 'lit Monstre! le t'aurais donné >ln

pain, si lu m'en avais demandé . son "-il brilla d'un ., lai terrible, el il répondit i i>u pain ' je ne le mendie pat, |c le gagne; el celui qui m empêche >i en gagnei i je le tue. Conduit .1 la Conciergerie, il j lut plongé

.1.1 us ii' rachot qu avait ipé l ieschi. On remarqua qu'il

parcourait avei une distraction dédaigneuse les inscrip 1 1« >i 1 — que la vanité de son prédécesseur avait tracées -m

Ici mura Hua tard on put se vaincre qu aui un dé

mi de célébrité n'était arrivé jusqu'à lui, rriste, indomp lahli et «'«signé, il ne voulait passe défendre, il voulail moui il Il avilit pn effet beaucoup souffert mais, tout entier à

républicaine, il ne l'était pas cru le droit >i 1

,11 .1 1.1 vie uniquement pour échapper à la dnuleui et poir, au?*i iwtensé i|u>' riéplni abl< d<

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