CHAPITRE XIV
h grandes Puissances de se montrer fidèles à leurs décla- « rations. »
lluil jours après. M. Campbell envoyait d'Alexandrie, à lord Palmerston. une dépêche où il s'exprimait en ces tenues ; « La conduite perfide du sultan, qui a agi con- « trairement aux conseils que lui donnaient lesambassa- « dénis à Constantinople, aura non-seulement épuise ses « ressources, mais affaibli son influence morale en Tur- « quie. tandis que la conduite modérée d'Ibrahim-Pacha, « agissant d'après les ordres de son père, s abstenant de « tout acte d'hostilité lorsqu'il pouvait détruire l'armée « de Hafiz-Paeha, ('lèvera dans la même proportion ■ Méhémet-Ali et augmentera son influence dans l'em- « pire ottoman. »
lies deux principaux agents de l'Angleterre dans le Levant, l'un réfutait l'autre.
Au reste, s'il avail pu rester un doute sur ce que signiliait le passage de l'Euphrate, cedoute fui bien vite levé Coup sur coup. Pavant-garde de llaliz poussa jusqu'à V /iii. des cavaliers I lires lurent lancés sur le village d'Ouroul, et l'occupation brutale de i I villages dans le district d'AIntab déchaina la guerre. Comment l'aurait-on évitée? L'exaltation de Mahmoud étail au comble. Tahar- Pacha, envoyé pour inspectei l'armée de Hafiz. était revenu à Constantinople plein de confiance el ne présageant que victoires, si un ne l"eûl retenu, Mahmoud eûl pi is en personne la roule du camp el déployé l'étendard du Prophète, lanl étail fougueux le bouillonnement de sa passion ! Il fallut bien enfin subir la loi de l'évidence ; surpris el blesâé, l'amiral Roussi n voulut avoir, aux Eaux-Douces
d'Europe, une conférence avec Nouri-I.llèndi el le capi
414 HISTOIRE DE lil\ MB.
tan-Pacha; '-t. comme Nouri-Effendi se répandait M e\plications ambiguës, l'ambassadeur français éclata d'uu manière terrifie. Le voile était tombé.
Donc kesdeui armées ennemies se mesuraient déjà de»
\cii\ et étaient à la \ edle de S enlre-rhoipier. lorsqu'en
France te ministère du 13 mai prit la direction des eflaires. le passage de l'Eupbrale, connu à Péris, indiquait assez combien la situation était pressante : sur l'ordre du maréchal Soult, deui de -es aides-de-camp, MM. Fetta et Caillé, partirent aussitôt : l'un pour le camp de Maiiz, en passant par Constanlinople; l'autre pour celui d'Ibrahim, en paasanl par Alexandrie.
iri commence, bd i nrope, une campagne diplomatique dont il importe de bien saisir les phases diverses
Et d'abord quelle aurait du être la conduite du gourer vi sèment Irai çaia
l .1 questi pu -c présentait •< lui était double orientale, puisqu'il s'agissait de déterminer les position- rai peclives de Mahmoud el de Uébémet tli; européenne, puisqu'en cas de fondit, le traité d'Unkiar-Skelessi au- Lerisail le- Russes ■ rouvrir i onstaiiliaofrie
Or, -ni- le tei rein oi ienlal el \ ia à m- de- grandes Puis la ii. une était tic faible ; car «Un avait oonfcre
elle la Russie, «pu abhorrait dan- Méhémet \i -
nérateur promis I i i mpirc ottoman . la Prusse, qui -m rail la Russie l Autriche, qui poursuivait dam Uéhémal
Mi la i m e révolutionnaire; i Angleterre ewfln, qni,
roui promener librement non commerce indien: s travers l.i s-, i ie et i i . \ | te |>i niait i|»« détruire le vlee mi
sui le teii. on européen m contraire, la Fran lait
in-, du te . . .o elle avait pour elle, contre l'ambition moi