CHAPITRE XIV
Constantinople et d'Alexandrie venait de partir presque en même temps le signal redoute
Et néanmoins le sultan se mourait. Atteindrait-il la fin de rette guerre? A l'aspect de sa face cadavérique, de son corps animé d'un mouvement convulsif. de ses genoux fléchissants, de ses yeux pleins d'une flamme terne, il était permis d'en douter '.Atteint d'une maladie à laquelle les médecins donnent le nom terrible dedelirium tremens, la mort déjà le possédait. Mais lui, d'un eflbrl désespéré qui le ranimait à la l'ois et le consumait, il avait embrasse dans un reste de vie l'espoir de tenir, ne fui -ce que pour un moment, son rival sous ses pieds. En juin (1839), il éclata par un manifeste, cri suprême de sa colère aux abois. Il reprochait à Méhémet-Ali l'insolence et l'in» >(é de sa révolte, ses expéditions au golfe Persique, le passage de Sue/ fermé aux Anglais, la presqu'île arabique parcourue et dévastée, les provinces de Bassorah el rie Bagdad conviées à la rébellion, les gardiens établis au tombeau du Prophète indignement chassés. Mahmoud adressa cette uote violente aus représentants de l'Autriche et de la Russie, déclarant sa patience à bout. Et, sur son ordre, en effet, la flotte ottomane appareilla. taudis que, pour la voir partir, il se traînait épuise. Iialelanl . jusqu'au kiosque de Scutari.
Avec une ardeur aussi grande, quoique moins farouche,
' l>im> le loquenl et curl in ouvra InUtuli deiu années di 1 iii>-
iiiui- il, l'Orient, MM. di Cadalvène .1 Barrault ont donné sur la maladie de Mahmoud des détails du plus vif Intérêt et présentée avei beaucoup de talent. Nous y renvoyons ceux de nos lecteurs qui voudraient connaître
di :i !.. n li [uelles ne nous permettait pas d'entre • c-ij. t
<lc telouvHje,
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Méhémet-Ali mettait en mouvement la flotte égyptienne.
\ l.i nouvelle des agressions réitérées de Hafiz, il n'avait
pu contenir ses transports . «'t l«^ ;mi vers le ciel sa tête
blanchie : i (.luire a Dieu, s'était-il écrit'', qui permet à
son * ieui sei \ iteur de terminer ses travaui par le soi I
des armes ! « I es instructions qu'il se hâta d'envoyer à
~cmi lil- respiraient la certitude du triomphe « \ l'arrivée
île la présente dépêche, vous attaquerai les troupes de
e adversaires qui sont entrées sur noire territoire, et,
•. après les en avoir chassées vous marcherez sur leur
grande an à laquelle vous livrerez bataille, si. par
l'aide de Dieu, la Fortune se déclare pour nous, sans passer le défilé de Kulek-Boghaz, vous marcherai droit .. mm- Malati.i. Karpout, Orfa Bl Diarbékir.
Ce lut le -il juin 1839 que l'armée d'Ibrahim s'ébranla définitivement poui combattra, tprès s'être em paré sans coup férir du village de Mézar, nue les cavaliers turcs qui l'occupaient auraient pu aisément défendre et abandonnèrent, le général égyptien alla faire en personne
taissance du camp «le Hafii i 'armée des rurcs,
campée au sud du village de Nézib. à gauche et à droite je |a rivière, s'abritait derrière des retranchements très bien construits, et occupait une position formidable. Ibrahim jugea i attaque de front trop périlleuse h revint donc sur ses pas et marcha vers l'est de manière à toui nei
h bc del t mi Mais poui arriver jusqu'à lui en le
■ni a revers, il fallait passer par une gorge étroite et longue, que les égyptiens no devaient franchir qu'inondée de leur sang, ai Hafiz tentait de barrai le passage Ibrahim n hésita pas, tant H avait foi dans sa fortune, el i<- tuct <•lui donna raison l'u un aveuglement inexplicable, llafii