CHAPITRE XIV
resta immobile dans son camp. Parvenu ainsi sans avoir rencontré visage ennemi, à l'extrémité de la gorge, Ibrahim lit halte avec son avant-garde, s'étendit à terre, et, en attendant le gros de son armée, il s'endormit.
Le "2i juin était le jour lixé pour la bataille, jour solennel qui semblait porter en lui tout l'avenir de l'empire ottoman et. peut-être, un demi-siècle de révolutions et de combats pour l'Europe. Par le nombre, les deux armées étaient à peu prés égales : -10,000 hommes environ de chaque côté. Mais, parla discipline, la confiance, la réputation des généraux, les Égyptiens l'emportaient.
Né dans la région du Caucase. Hafiz-Pacha unissait à beaucoup de vigueur et de ténacité une exaltation pieuse qu'il avait puisée dans une eimle spéciale du Koran el que son maintien révélait. Vainqueur" de Albanais, vainqueur des Kurdes, il était cher à son maître, son maître comptai) sur lui; el lui-même il se croyait volontiers destiné à mettre un terme aux prospérités d'Ibrahim. Toutefois, -on étoile avait pâli dès le commencement des opérations récentes; et le village de Mézar occupé, la marche de flanc des Égyptiens permise el impunie, rendaient son habileté suspecte.
Quant à Ibrahim, il était rayonhanl : il se souvenait de Koniah. il s'appuyait, d'ailleurs, sur un homme renomme pour la promptitude el la justesse de son coup-d'oe l militaire autant que pour son cou rage. De simple officier français devenu successivement l'instructeur des armées du vii e-roi. son plus ferme soutien, l'ami de son fils, Sève jouissait dans sa seconde patrie, sous le nom el avec le titre de Soliman-Pacha, il un ascendant que ne démentait
pas mi ii mérite. « Messieurs, a va il -il dit aux olliciers égvp-
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« liens, la renie de la l>;t inill*- . après leur avoir distribué « -.,•> nnlrt-s : à demain, sous la tente de Refit
v huit heures du matin, !<• eombal s'engagea par le canon. La manœuvre d'Ibrahim portait ses fruits L'année turque avait le Ao< tourne ans retranchements qui auraiantdù ht protéger, et elle se présentait découvert». l»u reste, mèaae ardeur de pari et d'autre, nais non atome habileté, les coups des rorrs s'égarent pour la plapai dans le vide, tandis que rartillerie égyptienne, biesdltroeail de toutes parts l'armée ottomane el > portail un affreux désordre Durant une heure el demie, le canon gronda; puis par une de leurs extrémités, tes deux aimées se joignirent el se heurtèrent. Suivi d'une partie ■a v,,n extrême droite, cavaliers e( hntassins, Ibrahim - élance impétueusement rers l'extrême gauche de Hafli Maie, couverts par un lu h-n d'oliviers, l'infanterie turque attend Pennemi de pied (terme, le laisse approcher el ouvre le Pau. i .1 cavalerie >i Ibrahim recule alors, elle se replie -m les deui régiments d'infanterie qui l'appuyaient, lea refoula el prend la fuite, malgré les imprécations d'Ibrahim frémissant Main la droite est restée inébranlable, et un mouvement d'hésitation se dé< lare, au contraire, .i la lie des lun- l explosion de plusieurs caissons a mis dea batteries hors de service et Jeté du trouble dans les i es Kurdes lit hent pied aussitôt Ibrahim el ^<>ii m. m Pacha poussent leur droite en avant et envoient au ( -i-ni i ■■ ii .1 la gau< he i ordre de donner, Pressée ainsi «-m iiiuii- u Iihim-, i armée turque cède m i savane, m dé b.uiilr l.c sjilin- i In imiiii ri drsopérc. Il.iti/ vnincmcnl apaatrophe, supplie on frappe lea fuyarde le torrent de mute le soulève el l'entraîne il rouri radier ilana