CHAPITRE \1V
gement de Kutaya. Or, cet arrangement avait été garanti par toutes les Puissances, sans en excepter l'Angleterre. L'Angleterre maintenant parlait de renverser un traité revêtu de la sanction morale de l'Europe. Et pourquoi ? Méhémet-Ali avait-il démérité? avait-il fait autre chose en tirant l'épéeque se détendre contre une agression brutale, reconnue.' Et, vainqueur, n'avait-il pas donne, en s'arrêtant, un gage de modération, dont il était naturel de le récompenser? Au lieu de cela, les Anglais exigeaient qu'on le dépouillât, qu'on lui enlevât une province après une bataille gagnée! (.dait le comble de l'injustice.
Au poinl de vue politique, ni le système île la France ni celui de l'Angleterre n'étaient soutenables.
Rien de plus contradictoire que la politique française. Quoi ! on voulait au colosse russe, penché sur 1 < iccident, opposer une Turquie forte, compacte . el on la déchirait ! Que signifiai) doue l'intégrité d'un Étal coupé en deux i1 \u sultan Constanlinople el l'Asie-Mineure, au \ ice-roi le Caire el la Syrie, et entre eux, pour les séparer, le Taurus, rien que le Taurus on appelait cela l'intégrité de l'empire ottoman !
Voila ce quedisaient les Anglais en se prononçant pour la restitution de la Sj rie au sultan. De sorte qu'ils avaient pour eux, sous le rapport politique, les apparences de la logique el de la bonne foi. <»n pouvait leur répondre, cependant, que la l'ortc était incapable d'administrer les provinces en litige ; qu'elle l'avait déjà prouvé ; que les lui rendre c'était les rendre à la stérilité, au désordre, bus querelles sanglantes des Di uses el des Maronites, à la permanence des révoltes dans la .Montagne. Si l'on. désirait
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ce qui' 1m S\ rie avait gagné à passer du régime ites
TBlTfl I celui <le- I gyptioas, "il Devait qu*l jeter les yeux
sur la plaine d*Antioche couverte d'oliviers, mit tas environs de Beyrouth plantée de vignes, sur la résarroction d'AJep, sur Damas que n'enrichissait pins te seul pannaflo des pèlerins. L'administration deMébémet- tK s'était montrée ilur.' snti> doute; mais enfin, sous ce provisoire de despotisme, nécessaire là où l'anarchie débordait, la Sj rie avait retrouvé l'ordre et le chemin des richesses. Valaitil mieux la replonger dans le chaos nue la laisser à un homme, musulman après tout, et qui, son ambition satisfaite, cesserait il être le rival des sultans pourdevenii leui
SOUlieu
Entre la France et I Angleterre, tel était le débat, n il an résultait d'une manière bien manifeste qu'elles avaient lort imites les ileux in faisant dépendre l'intégrité de l'empire ottoman l'une du maintien de Méhémel an Syrie; l autre de la restitution <le la Syrie au tultan
( .c pourl'empi ttoman, la Syrie donnée au vice roi
était un danger et la Sj tonnée au sultan un sa
Unsi, de quelque manière qu'on l'entendit, cette inté gritèdonl on parlait tant nepouvail 61 re qu'une ' himère nu un leurre i e n'était point par elle qu'il j avait moyen on protéger Constsntinople contre les Russes La n si i unique moyen de garantir sérieusement le Bosphore, i Angleterre i avait entrevu lorsqu sue avail propost France de couvrir directement Constsntinople <le I alliance maritime et année des deux peuples1,
si las ministres du I S mai eussent seesés à cette pro
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