‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 183 sur 220 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

position, en demandant à l'Angleterre, pour prix de Leur appui, qu'on permît au sultan el au vice-roi de réglei entre eux leurs différends, la partie était gagnée pour la France. L'Angleterre, qui n'aurait plus trouvé de prétexte plausible pour frapper Méhémet-Ali au nom du sérail menacé par 1rs Russes, l'Angleterre aurait détourné ses regards de la question égyptienne et sacrifié à la terreur que Saint-Pétersbourg lui inspirait, sa mauvaise humeur contre le vice-roi: la Russie ne se serait jamais risquée sur le Bosphore en voyant les vaisseaux français e| britanniques prètsà forcer les Dardanelles, vainqueur. Ibrabim aurait obtenu de la Porte effrayée, l'Egypte cl la >> rie héréditaires ; et toul se serait terminé de la sorte au profil de la France et selon ses vues.

Malheureusement, les ministres du 12 mai ne sullisaient pas à la situation. Dans le Conseil, le maréchal Soult n'était qu'un nom. \l Passj possédait un jugement droit, des connaissances variées, mais il manquai! de l'habitude des grandes affaires. Membre éminenl du barreau de Paris et puissant orateur. M. Teste n'étail pas en état de conduire le Cabinet. M. Dufaure avait dans l'esprit plus de netteté que déportée. M. Villemain était un discoureur brillant. M. Duchàtel, un ministre plein de dextérité .mais ils n'avaient ni l'un ni l'autre le coup-d'œil de l'homme d i tal

Restai I le roi, qui, comme nous Le verrons dans i

relativt lo the affaln ol llie Leva I des dépêches diploma-

tiques auxquelles la question d'Orlcnl » donné lieu.

Poui avoir la preuve de la proposition faite pai l'Angleterre cl pai le gouvei i . on n'a qu'a chercher dansle reçu

noue Indiquons lépéchc de lord Palmenton m date do III

deux d<;|irc|n rl«- lord (il an ville en date des 7 i el vu juin.

ili; HiMiiiM M DO >\>.

cours de ce récit, ne sut rien vouloir, ne sut rien prévenir, ni pré vil rien, et s'endormit jusqu'au bout dans des illusions a peine croyables.

Les ministres français ;i\;n<'nt interdit, quoiqu'il advint, .1 Méhémet-Ali !<• passage du i aurus ce tu t leur premier»' raule. Par là, ils protégeaient indireclemenl Constantin*)pie, et délivraient I Angleterre du souci de la protection directe. Qu'arriva-t-il G'esl que le Cabinet de Saint j.uik-^. une Fois rassuré relativement a la question de Constanti-

nople, reporta toutes ses | tecupations sur celle d'.\-

lexandrie. ProBtanl del imprudence avec laquelle les imninIi es français faisaient dépendre la premièredelaseconde, lord Palmerston ne manqua pas de représenter à l'Europe, en i appuyant sur l<--- actes du gouvernement français luimême, que jamais < onstanlinople ne serait <'n sûreté el l i urope «'h repos tant *i i on abandonnerait a Uéhémet- \h l.i faculté de tout compromettre en franchissant le [aurus, i .1 lit qu'on lui permettrait détenir lu clefmilitaire delà rurquie asiatique, tant qu'on exposerait aux <"u

voilises de son ambil Bagdad du côté du midi, Diai

békir el Erzéroum du rrtlé de l'est, Koniah, Brousse el Constanlinople du cAté du nord héji, dans une dépèche adressée le 18 |uin 1830 '. .i lord Beauvale, ambassa deur anglais •> Vienne lord Palmerston s'était expliqué

fort clairement sui la n« essité, suivant lui euro| nne, de

chasaei de Syrie le pacha d'Egypte On comprend quelles

armes le gouverne ni français fournissait •• la politique

anglaise, lorsqu au lieu de séparer !h question russe de l.i

quesl 'gyptienne, il semblait les regard i comme toul

.i i.ui connexes; lorsqu'au lieu de couvrit <\ le ni

.. iiir njfa» >

Page 1