‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 185 sur 220 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Syrie, lord Palmerston, lui, s'expliquait,, au contraire, d'une manière péremptoire, et il ne ressait de crier aux Puissances : « L'intégrité de l'empire ottoman, c'est « Méhémet chassé de Syrie. » Or, de l'opinion du gouvernement français, qui en se cachant à demi semblait se condamner elle-même, et de celle du gouvernement britannique, qui partout se produisait avec énergie et autorite, il était naturel que la seconde finit par l'emporter dans les conseils de l'Europe. KL c'est ce qui arriva.

M. de Metternich, en proposant un concert européen, n'avait eu d'autre but que de soustraire la Turquie aux envahisseurs russes, en la faisant rentrer dans le cercle des traités de Vienne, d'où il se repentait de l'avoir exclue en 1 S I ô , et il s'était d'abord prononcé par le système de statuoquo en Orient, par amour pour le repos et pour la paix. Mais quand il vit avec quel emportement l'Angleterre poursuivait le vice-roi, couvert par la France d'une protection silencieuse. M. de Mellernieh ne se lit pas scrupule d'adopter les liâmes de lord Palmerston, > trouvant le douille avantage de châtier dans Méhémet-Ali l'esprit d'innovation, et de désunir les deux États constitutionnels dont 1830 avait inauguré l'alliance.

La Russie devait se décider par des motifs analogues.

Si bien, qu'au moment même où le Cabinet des imleiies se donnait avec orgueil pour le promoteur d'un concert européen, la solitude- commençait à se faire autour de lui

l.es choses en étaient là, quand la nouvelle de la victoire de Nézib se répandit en Europe. Ce fut un coup de foudre pour ion! Palmerston, Nézib dérangeai I ses plans; Nézib. eu poussant Ibrahim sur le chemin deConstanti-

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nople, pouvait] rendra nécessaire, inévitable, la présence des Russes ? Nézib, si le Tauras était franchi, forçait l'Angleterre à rompra plus brusquement que jamais avec la Russie, ci à s'appuyer de nouveau, contre elle, buf nous Quelle admirable occasion pour la Franco, si elle eût été alors en mesure de dire aux anglais i e péril est immense : pour le conjurer, faut-il que nous unissions nus pavillons el nos épées .1 j consens, mais à une condition, r esl qu'entre la Porte el le vainqueur de Nézib l'ai rangement sera direct el libre. Si vous refusez, ce n'est pas moi qui arrêterai Ibrahim, V vous de prévoir les suites!» \ un pareil langage qu aurait pu répondre lord Palmerstnii ;' pour li- plaisir d'empêcher un arrangement direct, favorable au pacha d'Egypte, aurait-il laissé Constant!» nople pressée entra la marche de l'armée égyptienne el le mouvement >l une (lotte russe? C'eût été un acte de démence n l'eût -il voulu commettre, jamais r Angleterre ne l'aurais permis. Car, après tout, la politique de lord Palmerston avail des contradicteurs jusque dans le 1 abinel dont il Faisait partie, el le peuple anglais tenait beaucoup moins a ôler la Syrie .1 Méhémet- \i> que le Bosphore ,1 la Russie Si donc le gouvernement français, prévoyant 1.1 victoire d Ibrahim, ne lui eût pas assigné le raurus i our limite, l'arrangement direct devenait la i"i même de la situation : el la politique de la 1 rance, ses intérêts, sesympathie*, son influence méditerranéenne, se trouvaient ronfles on Orient à un négociateui ujui était la victoire

Mais il. III- l.l ■■ ir lu lies le île m'v loi les, le pillM-l IH'

iiH-iii n. un. us iim.iii s'égarci de plus en plu- Qui le 1 roirail \ la nouvelle il" la bâta il h' de \czib, le premier soin du maréchal Soull lut de déclarai < lord Granville,

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