CHAPITRE XIV. 4SI
qu'on savait peu favorable au vice-roi, et le 21 septembre ils étonnèrent connaissance à l'Europe de leur plan, qui consistait à accorder à Kéhémet l'Egypte, la Syrie. l'Arabie, héréditairement, et l'île de Candie à titre viager. Ils prenaient donc enlin la parole dans le débat ! Mais il était trop tard. Le pacte ourdi contre eux entre la Russie e) I' Angleterre allail se conclure.
l.i pour comble de malheur, le succès de leur politique avouée se trouvait combattu, à Londres, par leur propre
ambassadeur, imperturbable agenl d'une politique souterraine. Car. tandis que le ministère du 12 mai publiait son plan, voici le système que. dans une entrevue officielle et parlant en qualité d'ambassadeur, le général Sébastian] soumettait à lord Palmerston: la Syrie aurait été divisée en deux portions par une ligne tirée de l'ouest à l'est du côté de Beyrouth ou de Damas; ci l'on aurai) donné la partie nord au sultan, la partie sud au pacha. Le général Sébastiani ajoutai! que, si l'Angleterre accédai! a cel arrangement, la France concourrai! aux mesures coêrcitives à employer pour en assure) l'exécution. Grande dut être la surprise du ministre anglais quand il m ut de Paris des dépêches qui prêtaient aux ministres français des vues ion! autres que celles qui eiaieni émises par l'ambassadeur. Lord Palmerston en écrivil à M. Bulwer, cl acquit la preuve que le général Sébastiani étaif l'ambassadeur. non pas d'un Cabinet, mais d'un homme V Et dans une
1 Plus tard, lord Palmerston prll texte a.' la proposition du général SébasUonl poui accuser la politique française d'Instabilité; el, comme M. Lui/ni lui i.n-.nt obseï '.'■! que i général svatl nni doute pwlé 46 son cbtl el sans j cire autorisé, puisqu'il n*j trvali pas braw du plaO en question dane les archives de l'ambassade Française, le ministre anglais répon-
HIMOIKK DE IHX ASS
semblable conviction, le ministre anglais ne pouvait que puiser un surcroil d'insolence. Animé à l'égard tic Louisl'hi lippe d'une haine qui volontiers revètailles formes du dédain, il allait répétant sans cesse que le roi tics fiançais ne se déciderait jamais a mi acte devigueur; que contre un pareil monarque, tant qu'il dirigerait les affaires
de son pays, il n'était rien qu'on ne pût OSOT.
Cependant, et pour se parer tics dehors de la modération, lord Palmerston avait l'ait une offre dernière ■ il avait propos,. ,| accorder au vice-roi. indépendamment de
i i gypte, il possession héréditaire du pachalick d'Acre,
moins la place le ministère franc; us trou\a naturellement
la concession insuffisante; et alors, avec une sécheresse injurieuse, lord Palmerston ne craignit pas de dire . La
Concession est retirée. »
sur ces entrefaites, on apprit que le gouvernement russe acceptait r.iiiiciideiiieni dont H. de Brunnow était allé lui faire part ou importait, en effet, au gouvernement i us-,, que. suivant l'expression de M de Nesselrode. le pacha eût un peu plus ou un peu moins de Syrie ' Que
lui importail mêi |ue le traité d'I nkiar-Skélessi reçût
une légère atteinte par l'admission moments n lu pavil
Ion de Saint Georges dans la met de Marmara, pourvu qu'à
Uli • on il i'I.hi bien oonnu que le c le Slbattlanl Mail en n
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• même 031 il n'j aurait ne trace de ce plan dan* le* archltce publlquei
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