‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 190 sur 220 · CHAPITRE \1V · texte numérisé non relu

CHAPITRE \1V

ce prix la France fût humiliée, détachée de-ses alliances : pourvu qu'à ce prix une aigreur jalouse séparât pour longtemps, peut-être pour toujours, les deux Cabinets dont les Cours du Nord avaient tant redouté le concerl ?

Une ligue était donc formée contre la France : on \ appela l'Autriche, la Prusse, et elles s'empressèrent d'j fntrcr. M. de Fiquelmont. qui, pendant la maladie du prince de Metternich, avait eu, à Vienne, la conduite des affaires, s'était un instant montré d'accord avec le gouvernement français: mais la dépêche qui contenait l'adhésion de M. de Fiquelmont aux vues des ministres du il mai avait dû passer par Johannisberg , où M. de Metternich la retint et l'annula. De sorte qu'en présence des grandes Cours par elle-même rapprochées et réunies, la France restait isolée !

Ce fut à peine si. dans l'excès de leur aveuglement, les ministres du I 2 mai s'en aperçurent . Croyant que la partie pouvait encore être gagnée, ils rappelèrent de Londres. en le remplaçant par M. Guizot, le gênerai Sébastiani, non moins opposé que l'amiral lioussin aux prétentions du

vice-roi; et ils persistèrent à réclamer pour Méhemel-Mi l'Egypte et la Syrie héréditaires. Mais l'Angleterre se sentait* désormais, el irrévocablement, maîtresse du terrain. Pour mieux colorer l'intervention des quatre Puissances liguées, elle désira que le sultan inten Inl dans le traité .1 conclure, el que jusqu'à l'arrivée d'un plénipotentiaire turc les négociations demeurassent suspendues.

Cependant . l'année l S 10 venait de s*OU> rir : les I .haiu-

lui", françaises s'étaienl rassemblées, et ion portail de nouveau devant elles le débat de l'Europe entière. La discussion tut brillante et vive . mais elle ressuscita sans la

♦*t HIsTIMRF. M! tll\ l\s.

rajeunir une lutte que nous avons déjà décrit!'. On \ comhaltll pOW OU contre îles svsléines connus M llioven de

considérations épuisées. Seul M. Tniers \ prononça un

flinronri et nature à modifier le mouvement des efiOBM M Fhjees l'était [';is précisément contraire a Iféhéaaet-

\ll. mais il lui déplaisait ,1e le relu outrer sur le chemin

de l'alliance anglaise Quelque avantage, qu'il vit à le soutenir, le profil lui en paraissait moindre «lue le péril D'autre paît, l'opinion, eo l rance, s'était partout déclares en laveur ,iu pacha d'I gypte avec un étais qui tenait de

I enthousiasme ; et M. Ihlers était depuit quelque temps

fort s,,j-u,mi\ de sa popularité. i>e la soa discours, nui

était a doul>le entenle (Mi on dut venir en aide au vice-

roi. qu on dut lui conserver ce que lui avaient acquis -es travaux et !■ victoire, \i rhiera ne le niait pas h anary-

salt même cil termes pleins de jilsless,. ,.| d'éclat les di-

varaea lautes commises par les ministres . d en déplorai!

la source : il indiquait les li|o\ élis propies, suivant lui, h

en prévenir les conséquences Hais ensuite , abordant In question de l'alliance anglaise . •■ le suis, je i avoue, dit- » il. partisan de l'alliance anglaise, partisan comme « un homme qui n'oublie jamais la nVrlé de son pavs

Non. je n,- puia p.is ,-i • renoncer a cette belle et

« noble alliance , qui est fondée non seulement sur la puis - sance matérielle, mais encore sur la force morale des principes. ' ar, quand nous s, .mines avec l'Angleterre, nous ne tommes pas obligés de , acher notre drape. m D'accord avec i Angleterre, nous pouvons élever nos deux drapeaux ; ita portent pour devine /<

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■ peur combattre I alliance anglaise ' Quelle s été la cause

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