‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 19 sur 220 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

« vous conduire à atténuer, [>;u- la sincérité devos aveux, « l'horreur que voire crime inspire?

« Alibaud : C'est le roi qui est l'auteur de mou crime. " c'est lui qui a fait de moi un assassin, c'est lui qui l'ail « le malheur de mon père. »

On a vu qu' Alibaud avait pris la resolution de ne se point défendre : il y persista tant qu'il crut n'avoir affaire qu'au bourreau. -Mais il ne tarda pas à voir qu'on cherchait a lui prêter des actions viles, des penchants ignobles, et que. soit pour mieux noircir le régicide, soit par Batterie a l'égard du prince, quelques-uns s'étudiaient à charger d'opprobre cette tète qu'on allait couper. L'acte d'accusation portait : Les institutions humaines n'ont o d'influence que sur l'avenir, et il ne leur est pas tou- « jours donné de rétroagir sur le passé, il pouvait don» se » rencontrer une de ces organisations a part qui, par une « sorte d'anomalie, réunit en elle toutes les conditions i nécessaires pour un crime dont la cause n'existe plus « aujourd'hui : des idées démagogiques avec des inclina- « lions basses el perverses, la misère et le désœu\ renient . « la cupidité ei la paresse, l'ignorance et la vanité, le dece sir immodéré de parvenir avec l'inhabileté a tout. » h un autre côté, M. le comte Bastard. dans le rapport donl on l'avait chargé, représentai! Uibaud comme avant été chassé pour inconduite par le marchand qui l'employai! imputation dont la fausseté lui reconnue, et qui transformait en un malheur mérité un sacrifice honoi mandé par la conscience !

'miiis le coup de ces accusations, qui ne semblaient témoigner que du désir de déshonorer sa vie entière. Alihaud accepta la lutte judiciaire qu'il avait d abord voulu

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éviter, il fail choix >l un avocat el rassemble ses souvenirs dans tm récil destiné a servir <!<• base a la défense. Rien h était donné, dans ce récil. nia l'ostentation ni à la haine. i i même l'accusé 5 passai) sous silence plusieurs traits de dévoùmenl dont il aurait pu se faire honneur, et qu'on eût toujours ignorés si les débats, qui étaient au moment de s'ou\ in. ne les eussent mi< en lumière.

I m première audience eut lieu le 8 juillet 1836 . Mi- 1. .111.1 parut devant ses juges dans une attitude également exempte de faiblesse h d'arrogance. 1 n léger nuage de tristesse était répandu sur «">n Iront, et pourtant il était aisé de voir que l'accusé gardait intacte la foi violentée! inexorable <|ui l'avait rendu meurtrier. Le président lui ayant demandé depuis combien de temps il nourrissait son projet funeste, il répondit Depuis que le n>i a mis Pa

n- en étal de siège, qu'il ;i voulu gouverner au lieu de

jner; depuis qu'il m fait massacrer les citoyens dans

mes de Lyon el au cloître Saint-Mér> Son règne

est un règne de sang, un 1 <l: n<- infâme J'ai voulu tuer

le roi rel était le sombre fanatisme de cet homme, telle était sa résolution implacable I es dépositions commencèrent, el H en résulta qu .1 une exaltation politique poussée jusqu'à la fureur, tlihaud joignait une extrême aménité de muni» >-i de caractère, une sensibilité pn fonde, n"'' probité courageuse, el cette namme intérieure .nu porte l homme .1 se prodigue) 1 niant et ne sai hanl il s'était précipité dans les Ilots pour en 1 m, 1 un autre entant, avec l'-'i1""' il Mllil péril 1 .ii\ sept .m-, ae trouvant •> Nai lionne, il avait -.m m- une |eune Qlle qui -■■ noyait h l'avait ramenée sui le rivage "iv .1. . lamationn il un.- foule nbreuae nflli i< 1 > Strai

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