CHAPITRE III
bourg, il avait affronté et subi la sévérité d'un châtiment militaire pour s'être dévoué, dans une rixe, au salut de quelques-uns île ses camarades. Voilà ce que divers témoins vinrent affirmer. Il y en eut qui l'avouèrent hautement pour ami. A propos des insinuations dirigées contre sa vie privée, un de ses anciens compagnons d'armes s*écria impétueusement qu'on l'avait calomnie, et. à ce cri d'une conviction sans peur, l'assemblée ayant paru diversement agitée, « oui. Messieurs, reprit le témoin avec (i énergie, je jure qu'on l'a calomnié, et toutes les puis- « sances du monde ne me feraient pas dire le contraire. »
Un seul jour fut employé à l'audition des témoins. L'accusé n'avait pas eu le temps de convoquer tous ceux qui lui étaient favorables, la Cour des pairs ayant abrégé, pour Alibaud, malgré les vives protestations de son défenseur, les délais prescrits par la loi.
<;e fut dans l'audience du '.) juillet que M. Martin ibi Nord) prononça son réquisitoire, il lit ressortir avec beaucoup de force, de chaleur el de raison, tout ce qu'il \ a dans l'assassinat politique de bai lare el d'insensé ; mais
il méconnut la gravité de sa mission et manqua de respect à la vérité lorsqu'il s'écria: » Consultez tous les « documents de l'instruction, demandez-vous quel est ■< Uibaud. Vous le verrez dominé par les inclinations les " plus vicieuses, plongé dans la misère parla paresse el « la vanité, maudire une existence qui n'était pour lui « qu'un fardeau el uni' honte. <> L'instruction à laquelle li' procureur-général eu appelait l'avait d'avance démenti.
M. Charles Ledru m- pouvait qu'implorer en faveur de ■ lient la clémence des juges. I esl ce qu'il lit en ter-
• touchants et convenables, il montra dans l'accusé, :> coté des égarements du fanatisme, des sentiments nobles et des germes de vertu. Messieurs les pairs, B'écria-t-il i en finissant, je vous convie a la clémence. L'accusé n'en il pas: repousseï ses vœux, couvrez-le de votre pardon. Non, il ne doit |u- périr, vous devez le sentir mme moi . Vous ne ferai pas tomber cette tête si .. noble, au milieu même de I effroi que la Fermeté d'Alii vous inspire. . , Encore un mot, Messieurs : cette ■> nuit, dans l'agitation où m ;■ plongé cette affaire terrii ble, ne sachant que dire poui cel homme el naperce-
• rant qu'abîmes devant moi, je jetai les yeui surunli-
, je l'ouvris. C'était Corneille, itj> lus, Messieurs,
• • | < i un juin tugusle découvrit la conspiration de Cinna, ■ de < inna comblé de ses bienfaits
I m m n\ m'awassim i *\< main au ' apitoie . P oà mi le ucriflre 1 1 la ni.hu pour lign il, M< doit, ni lii h .1 s. donner li coup fatal
guate étail vit lime el juge ! il fui clémenl . Depuis - le poignard des meurtriers ne rechercha plus as
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\ peine M. (Charles Ledru prononçai) il les damiers
défense qu tlibaud étail debout
H comment .1 >-u 1 es tei mes Measieui ■, !<• n si jamais
1 idi • de di fendre ma tête ■. mon intention étail de
u l'apporlei loyalement, croyant que roua l'auriez
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ha ensuite i repousseï les accusations dont on lui
\i 1 in, mi .1 l'attentat qui i>- |etail