‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 192 sur 220 · CHAPITRE XIV. là · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. là

■sait devant elle manquait de portée et de profondeur. Elle se répandit en applaudissements. Le Constitutionnel appela le discours de M. Thiers un discours-ministre. Et, en réalité. M. Thiers venait de poser sa candidature du liant de la tribune.

Telle était la situation, lorsqu'en France un vote de la Chambre, témérairement provoqué, renversa les ministres

Jamais certainement roi de France n'avait été appelé par la fortune sur une scène aussi imposante et au milieu d'aussi vastes événements. In grand peuple à maintenir au-dessus des orages, d'ardentes haines à déjouer ou à ♦•teindre. l'Occident à couvrir, l'Orient à calmer, voilà ce qui s'offrait. Et quoi de plus propre à absorber les préoccupations <l un chef d'État! Cependant, au milieu de tant de complications qui tenaient l'Europe en haleine et dont le sort du monde dépendait peut-être, Louis-Philippe poursuivait d'une àme attentive la dotation d'un de ses lils. Ce n'est pas qu'il ignorai combien les demandes d'argent étaient odieuses à une Chambre bourgeoise. Mais il

espérait l'emporter à force de persévérance. Oue risquailil? L'affaiblissement moral de la monarchie? Son caractère ne le portait pas à tenir compte des résultats éloignés. La chute du Cabinet .' Il s'en inquiétait peu depuis que le rappel du général Sébastiani, son homme de confiance,

était \eiiu lui révéler dans les ministres des inspirations

d'indépendance. D'ailleurs, M. Passj avail une fierté prompte il s'émouvoir : M Dufaure, dans la vie publique, était rude el sombre; M. leste semblait avoir gardé de sa'jeunessc proscrite un certain tonds de libéralisme ' c en était assez, pour que le roi les sacrifiât sans regret à la chance de von- le duc de Nemours doté richement et nanti.

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li- Cabinet ne mit pas devoir résister aux ilésu-s île ce n>i. père de famille. Ce M sa perte. \ peine le public mitil vent de la demande qui tendait à faire accorder au duc de Nemours une rente annuelle de 500,000 trams . sans compter 500,000 fcan a pour les frais de son mariage avec la princesse victoire de Saxe-Cobourg, que de toutes parts l'opinion s'enflamma. Le reî était-il si pauvre qu'il ne put lui-même doter ses Bis O&s'arrêterart-on? tprès le duc d'Orléans étail venu le duc de Nemours après le duc de Nemours viendraient et le prince de Joinvïfle, et le duc d'Aumare , et le due île Montpensier Décidément, il en coûtai) trop pour avoir une Cour ^ arait-îl insuffisance do domaine privé ' 1 1 preuve, sur ce point. reetail .1 faire 1 e domaine privé ! que n'avait-on consenti a le fondre dans celui de l'État, suivanl l'antique loi de la monarchie Voila ce que l'on disait, et l'on ajoutait mille commentaires offensants pour la majesté royale. Du nord h du miiii. de l'est et de l'ouest, affluèrent à Paria des lettres, dea pétitions, dea 1 in araires, empreintes d*un vif sentiment d'hostilité Dans un pamphlet intitulé: Q tiotu tctotdalevtet 'l'un Jacobin nu tujetttunt dotation, M de Cormenin répandit tout ce que u plume contenait d'amen trésors Enfin, rien ne manqua de ce qui était de nature ■> prouver que la bourgeoisie n'avait ni li- -oui m l intelligent e du régime monarchique, et que. m elle i' -na u .1 1.1 royauté, c'était uniquement comme! un plastron l'es commissaires avaient été nommée par la 1 hambre pour étudier l'inaufllsance du domaine prive1 examen fait il se trouva que le revenu de M domaine ■- élevait h plue d'un million Knrore le < hiflre paraissait il lit'- à quelques membres de ht Commission et,

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