‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 203 sur 220 · INSTRUCTION · texte numérisé non relu

INSTRUCTION

au premier drogman de France.

Thérapia, 20 janvier Hi.1i.

Moilsieui .

J'ai reçu de mon gouvernement dc> dépêches dont il m'a ordonné de porter le résumé à la connaissance de s. E. le Rels Effendi. En conséquence, vous vous présenterez a lui et vous lui dire/ :

Oue cc« dépêches oui puni ohjet les événements récemment survenus en Orient, el d'examiner quelles en peu vent étri les suites, soit pour l'empire ottoman, soit pat rapport aux relations politique» futures de la France mpire.

i''i BUIOUM M m\ >•.-.

hwr jiu'it du chancfiiunl simuiii dans la pejttkpM respeelixde* BtSSl

snffll de remarquer que pendant plusieurs sstctM la Iran > 1 1 te

l.i première el presque la seule alliée de la 1 iiri]uie, .1 iiu'auimird (mi. la

I urquie a pour principal ei pn -.pie seul allié son plus r. doutante ennemi d'autremla,

vi • Il est iiuiiile de ri'M-ii - l'un tel changement; lee ré-

crlmlnilsnas aeaanval le plu.- soaraanl .|u'à BkBtk les qnereUts, sj plus oaatbtme aux MMh de la Tniipue somma m anienHi ajaapaaWes

.M.e de 8'enl D IJI n- de lelmiiui une liaiMin qui lui

trop .\ . ; i 1 pu leur parallre éminemment re-

I • arini Ipe apporté dans << lie liaison pai la France était a Im-ei, que le maintiende la pultaancc .1 de l'Indépendance .1.- l'empire ottoman était ■<

i;n. .1. 1 pn mien - basai du droll public de l'Europe. >.i politique li le soutenir autel long-temps que la rurquie elle-même, pai dm démarches diamétralement opposées, D'à pu pus comme I tâehe di déjouer lee bonnet Intention tdonl elle était l'objet,

Dfl .. lui .lu ...u\.iu. iii.'ul .lu roi, 1 1 TOUS .i

-■ .1.' lui en n 11. .in. I. 1 I asfiiiauee , mai.- - I

lans doute que l'aile u 1 ne p. ut résultai

pie d'an concourt d'Intention el d'efforts tant lequel toute la bonne folonlé d.' la France terall Impulaiante,

II ne s'agit de prendre aucune mesure violente, l'état dans lequel -. n.. m.- l'empire ottoman ne le comporterait pas, lei

>|u il a ■ --i.m'. -, les in-uiii . lions donl il rai eonstanftnenl le thétti

1 don .1. -• - .m. 1. m. llulei tentlon armée étrangère

ment effectuée, 1 ourii rfe nouveau m

• 1 épuisement dans d . •> mé

■ iiiiti iiii'iiu ni .1 da diviMii.ik'i nient data km aaatilatJoni et d'affall m. 1.1 .lui- le pouTOli du Grand Seigneur, lue trop '

n m pané, bits

.-in. pin- qui, aujourd'hui, 11. - 1 encore que prévue.

li ipie l.iu-.pn :. le ri di

I .1' fin s imii, 1 yin /m, n , ,itr /lun.ii... /v. i/n/nitt > Il est iaiHtn— saMi d'évllat tout ca tstt pouttaal m 1 I . v.- 11I1..11. I jir, »r«t-«-iulil il.l.in.Mil, !■ 1. i.mr d'un ..u .1 .1 une .m ire Un ni la I ur.pt.

1,1,1 , M m. 1,1 I , \i.(iiue.

rlrrmjlll -lir, Il Mllll .le 1.1 Tilli.nl. .|. Il — > . t ■ 1 1 1 ■■.- l'.n t.

DOCUMENTS HISTORIQUES. i'J.S

que de l'exploitation de toutes les ressources nationales et de la réunion intime et prompte de tous les éléments musulmans qui existent encore. Or, le pacha d'Egypte étant aujourd'hui au premier rans de ces éléments, c'est de lui qu'il faut se rapprocher sans délai. Par l'engagement que la France a pris le 21 février dernier, cette puissance a acquis le droit à tenir ce langage, la paix qu'elle a voulu l'aire alors, a suffisamment prome de quel côté penchait sa politique. Rien n'est encore changé dans ses vues si la Porte ottomane les seconde.

Vous direz au Keis Eflendi que je suis chaTgé dr lui déclarer qui mon gouvernement est d'accord avec F Angleterre pour contenir Wéhemet- \li dans les bornes do respect et de la soumission envers le Grand Seigneur et ponr prévenir par la certitude d'une opposition sérieuse toute hostilité qu'il pourrait méditer contre la Sublime Porte. Tel a été constamment le langage de l'ambassadeur de France depuis son arrivée à CoiTStantinople. I.a Porte elle-même eu a reÇH récemment l'assurance par une voie

non douteuse, tous la confirmerez aujourd'hui (cela s'applique aux déclarations faites par Osman Paeha).

Rien de plus vrai en effet, pouvez-vous dire au Heis Effendi, <pie lesavi i - Ossements dont le gouvernement du roi a chargé son agent a Alexandrie

d'être l'orïane auprès de ce Pacha ; non de plu> positif que la [mlil'n-iilinn

qui lui a été faite de concert avec lecol I Campbell, consul général

d'Angleterre, de l'intention de ne tolérer de sa part aucune atteinte a la dernière paix.

Des témoignages d'une telle sollicitude pour la sécurité de la Porte otto Diane doivent la rassurer mit la crainte que lui Inspire Méhémet-Ali, à

supposer, ce qui parait peu \ r.iisenihlahle, que l'amliilion de ce visir ne

soit pas satisfaite, pai i'acquisitioH des provinces dont le sultan lui a cédé le gouvernement, et qu'a nourrisse d 'autres Idées que celles d affermir son autoi ne, en cherchant dans l'emploi de leurs ressources les moyens de réparer le- s que la dernière guerre lui a coûtés. Mais 11 est vrai di

due queMéhémel VU (dont vous rép ten que je suis loin de

l'apologie n'esi pas lui-m sans inquiétude sut les dispositions di la

Porti ottomane à son égard, ei la meilleure garantie qu'elle puisse avoit de

tmission, esl de fait na la i esprit 1; ifli e que la puix

conclue a\. c lui ae ers pa troublée.

C'est a la Porti ottomane, c'est a S U.leGsend Seigneur, à 1 spircr

cette confiance pai une conduite fram lie 1 1 loyale, en ré] lanl toul mou

vi nient de liame , i de pw -uni contre lui, en êvltanl non-seulerm ut toute collision m m m Ile nvei 1 1 visir, Lanl qu'il ne se livrera à oui un ai l ontie Mm souverain, malt encon tout ce qui, par de p idésmalvcil

HISTiHRi: DK DIX ANS

lants, ou pardi^ allat|u<\- Indirect) .-, pourrait lui ihlllllfl ifcw BHjrtW de plallnt "il un prétexte de rupture. Cal ''il pareil DM, Il conduite de l.i Porte "Unmai»' aurait |H.ur eflel d'anaibllr l'action que la France « i ITkagleti ne - appliquent I < urcei mit le patin >' Egypte dam le Bena «lu maintien de le de* rapports de bonne barnxrafct entre ie pacha el le grand seigneur. « Bn adoptant nne ligne politique conforme à eelle que noua lui <»n- . idltone, ajoutent les dépêches qui donnent lien a cette communication, « en ne perdant pu de rue tout ce que aa rirstortoN exigt dt carats, a* .m/1 ii tir ménagement», en remettant au tempe i<- totn <!<• ir- < treni|Ki un pouroli trop affaibli pour qu il ne taJlli pae l'exercer avec unt

le circonspect la Porte ottomane peuteneore échapper au parti

« de aa situation. Utacbe»voui à pénétrer le divan, à oonvalncre le Grand

m lui-nu m , .!( . ■ - Importantea véi liés, ■ t ne néglige! rien pou

Dovalncre que, dani i étal de ohocea ai lui I, toute mesure hasardée,

• toute dé iche précipitée poumienl perdre le sultan •< soa empire.

• ,\|i|.iniui/-\"u> ruiiii .1 leur taire eomprendre qu'une conséquence Iné*

. vltabled'ua nouveau recours i l'Interveouoi le delà Russie aaralt,

. en eonstatanl le peu de prix que la Porte ottomane atlaene I ma tarie

. pendanoe,de tulailéaei 1.1 France et l'Angleterre ■! de les obliger à m . ptej connUt» dan» (a jutstion d'Orient ■/m /• r* Intérêt» et leur

• propre dignité. »

in larmlnanl eelleoommunlcatiooque l'ai ru l'ordre de laire au i; i. ihI> vous ajoutemdeui observations qui me paralssenl canabli i ■ '

il ineedi S Ex. et de la Sublime Portadanala sincérité de ht Pnom,

. ml d'une pari le désintéressement e pleldeoelte cm --.nue dan

il une dissolu! de l'Empire ottoman, déalnlé ment qui la distingue eV

toutes les autres puisai le l'Europe, même lea plus bienveillantes pam

la Turquie, el qui ne peut que l'excll i UonoV ottami

lui h. h la i.ii.i, tén da celui que vous dli t> la preeenU iimiiiitet

lion et qui wraH Ineapabli ih ilUeha i .-il ne pouvait garanti!

Ii vériti de ma contenu.

Vous renouvi llerei i S 1 1 .

M.;»n iiaicm i;

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