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se hasarderait pas à négliger un appel fait par le sultan,"lorsqu'ilest accompagné de l'aveu que le sultan craint la Russie.
Le sultan peut-être pourrait craindre qu'un tel appel fait par lui ne vint à être connu de la Russie. Mais le danger de la découverte serait infiniment petit; car si cette découverte venait à être faite, les Russes seraient conduits naturellement par la connaissance du fait à prendre soin de ne pas forcer l'Angleterre, par leurs actes, à consentir aux désirs du sultan, bien plus encore que de songer à les châtier pour 1rs avoir manifestés. Ainsi, le sultan aurait gagné tout ce qu'il désire en faisant appel à l'Angleterre, si cet appel avait du succès ; et, s'il était sans .succès et découvert à la Russie, le sultan aurait encore gagné une plus grande sécurité contre les agressions de cette puissance, au moyen des craintes qu'elle devrait prudemment en concevoir.
Je terminerai en renouvelant l'expression de ma conviction de l'impossibilité d'obtenir du gouvernement britannique aucune intervention contre Méhémet-Ali par aucun des autres moyens qui ont été imaginés comme . IBcaces par les ministres du sultan.
Signé Ponsonby.