‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 211 sur 220 · PREMIERE DEPECHE · texte numérisé non relu

PREMIERE DEPECHE

M. le Président </» < onseil ,

Alexandrie, 18 noill I8Ï0.

J'ai l'honneur de vous annoncer que je suis arrivé Ici le 12 du courant. Méhémet-All Be trouvai! depuis quelques jours dani la basse-Egypte; le prétexte d< a voyagi étail une Inspection des canaux; le motif réel était

de L'.iL'iiei .In temps pour préparer >es moyens de défense.

Rifaat-fSey Mii-l.ieli.u <|>- h l'nile, .inmi- ici pour notifier au vice roi

l'ultimatum de la conférem e de I 1res, était entré en quarantaine le il

du ant et devait en sortir le 15.

La nouvelle de la coavcnl le Londres n'étall connue i Vlexandrie

HiMomi: nv pi\ »v-.

OBedq.uis l 'armée du UHlini nt ture; t- 1 1 • a\ail répandu la eiinsternalion

parmi l' ■ Bonn,

M. h. imi-Ali rt-% in t à \le\andrie le 14 towirj il reçut IVn* ■ ■> • l"»irle le l«"> au matin, et le M! à quatre heUf BOOI MOI rendîmes an ■Étafl. N"ii- .unie- un Uni-- I ntreti. n j il elail e\ idemnient

D .m.» niilleiiienl elTray, • I je n 'ln-Mlei.ii pu à afliimei ni '

eoaatai milles deeqoj seul pkrtdl paa> ira

B ulllieu\ nie- eailse île s.itlsfaell.Ml qu'un Mljet de de|.|.llMi.

Il nous raconta la ni.inieie dont il avait leeu l'| n\..ve de la porte : « Je

ne l'ai , Nil a plusieurs rcpi iscs. » Knstiite il

prouvet que i ■ - - ml IubiiI—iiIi

l«Mir llnquMteren Egypte; que les anghua u .n.ii.-ui pu a-s i m treupi -

ded.-|..,ri|nem. ni |M.ur m I - ..wntiiier dans l'inlciieur ilu paya] ,, ImpOUiMe .un B itk mineur.' a plis .1

DO le-, CU il- ne l:.iu\. i.i. ni |.a- de \i\ie- |«>nr une fore. pJjJM

. qui] brûla I ■ i,i n-; qu'enfin -il n"j mil pu plus de douce vi I irtli u DoUe poui li -

combattre, roui i ■ la étall dit aana Tantardlae apparente! i?ee une

huimiiie u |ue, el en même tempe arao une oonflanoc dani son étoile

- uTTorablee peuTenl m ulei expliquer.

Je lui di- qu nienl du Roi s'iuti i. -sait i lui, qu ;■' II. lie i poettlon 0X001 lanle ( I III. -n.n 'alll.

n. ni ici valucaux de table , de colon , afin qu

bomtM - d'une Dotle i nm

le lit ;

uti. i en s*' m nli régulier» pout pi ;i

i\i II lion .|iu pourri i i Ire -n-. IUS , ■

\ i- i M h au pl<*d du Tanin- un

i i i . i ■ malt » i.

iiiiTi. nie. Jr n'ai pal manque île lui ■'■

l un II. inl.l. Il . 1.1 de li lie

• ,-. i . . nlantlnopti >-i le l-alrc.

ilf, poui li mon* \ lia Moqaml mon i

que je fasse marcher Ibrahim. Je lui fis observer qu'un blocus n'était qu'une demi-hostilité ; il en est à peu près convenu.

Si les Anglais se bornent à bloquer, s'ils ne cherchent ni à incendier la flotte, ni a faire une descente, on pourra peut-être empêcher Méhémet-Ali de donner l'ordre à son armée de passer le Taurus ; mais, dans le cas contraire, je ne crois pas que l'on puisse y réussir.

Il ne veut pas ernbosser ses vaisseaux, ni les mettre à l'abri des bombes, car il ne veut pas renoncer à faire sortir sa Hotte ; mais il ne sera pas impossible, je crois, de l'y déterminer.

La flotte. — Il J a dans le port d'Alexandrie en ce moment, neni va .-seaux turcs, dix frégates et deux ou trois bricks ; dix vaisseau égyptiens, cinq frégute.- dont une a vapeur et huit a dix petits bâtiments. Ces deux flottes combinées présentent un effectif réel d'environ 24,000 hommes. \ l'instigation de quelques consuls, dit-on, sept des commandants turcs avaient adressé une lettre à l'i uvoyé de la Porte pour lui déclarer qu se battraient que s'ils en avaient reçu l'ordre du sultan ; cette lettre étant tombée dan.- les m, mis de Méliemi t-Ali, il envoya 1 sau fort

d'Aboukir et donna l'ordre que les équipages des d< m flottes seraient mélangés de telle sorte que sur chaque bâtiment I \ aurait n moitié Egyptiens. Cetteop ux ti ,mi

on ne p ios bonne ; cepi ndanl dans

cet étal de chu,-. - même, il est hors de doute que ?i l'on pouvait ces bâtiments environ quarante officiers français, dont un amiral, quatre ou cinq commandants itenants et enseignes de vais

aurait à Ba disposition une armée navale formidable et capable de lutl trop de I contre n'importe quelle Botte. Le matériel d

ments turco-ég>|itien- manque seulement c'est

d'avoli d P I in t deux à quatre,

mais L ' i manquent totalement: il > trois ioors, Il en csl arrive

i . di Marseille. On a comm bord de In coi • roi. Les marins, les militaii es

Il |' u BO

Imh d'avis qu'aucune population n'esl plus susceptible d'émulation

. i que, • ommandés pai di - ofllcii rs étrai i 5té de troupes

rangers, on leur ferall faire des prodiges. La

perte de la flotte tnrco-i ptl nn< serait donc un très-grand malheur, el

S 12 USTOtU M SU USS.

cette perte serait inrvitaMf, >i Ifénémet-Ail la (Usait sortir du port pour combattre la flotte an. i un amiral el des officiers tran

Le part d? Alexandrie. — Il s.rait asset dlfflclle de faner le pari d'Alexandrie, eai il n> a qu'une seale passe par laquelle les btUmentade gni ne pnissenl entrer; en faisant éohoaer une ou déni > Wlli billmenl dans ■ rendrait le port entlèremenl Inabordable; ee

moyen s do grand inconvénient, c'est i|» il meltrail dans la'presqu'imposslblltté de taire sortir lesTalsseanx qui sont dans l'Intérieur do. port, aussi -t-ii pu adopté. On aurait pu (tellement établir des batteries qui rendu l'enti In port Impraticable; mais on a négligé cette précaution.

Du n .-t.-, les batteries qui sont établies le long du port, son! placées qu'elles ne causeralenl qu'un très-petit domii une flotte qui voudrai! bombarder la ville. L'habitation duvlce-roi, t«»nt ee qui en dépend et l'arsenal teralenl les premières victimes du (eu de r. mu ml.Qnanl i un débarqoi mi nt, Je ne crois pas qu'il wll

en ce m "t I Aleiandrletant en soldats de mari m', qu'en milice el enar-

0 hommes . le pacha nous a «lit que dit

ii i otanl un i n.. -

.1 ■ nvlron 1 0,000 hommes.

/ Syrie. !■• troubles de Syrie sont aj nde partie des

populations désarmer, plusieurs des i befi envoyés i Salnl-Jean-d l

i i\- mi grand -■ rme d'Insurrection . Il - habitants sont Irès-bostlles i Mébéraet- Vit • t les montagnards lurtoul ioqI n i émit Bescbir inrnommé le Grand-prii

.n iu\ Influence Incontestable était resté Irt dans lader-

■ .n . il n . -i pai douti u\ qui . PPuy I1-" '• ■

-, il n. fit Insurger t""t le pays oontre la Mehémet- Ul, Vous ai par M. Ii comU di Ponte • qi

. de i hypre poui i tralransporl

deSyrli pu la flotb o te on l'assure, à ces fl, i

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