‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 22 sur 220 · CHAPITRE III. bS · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. bS

« à lui pour défendre la liberté des mers contre l'aristo- « cratie britannique. Sultan sélim a été mis en pièces par « ses soldais, à la voix des émissaires de l'Angleterre et « de la Uussie. parce qu'il était l'ami de la France. Murât. « L'admirable Murât, reconnu roi par l'Europe entière, a (i été fusillé comme le dernier des voleurs de grand che- « min par la misérable dynastie qui régne à Naples. Na- « poléon, souverain de la France, aussi légitimement que « tous ceux qui ont occupé depuis lui les Tuileries. \a- « poléon, sacré par un pape, et porte au troue par les K suffrages volontaires de six millions de Français, esl h mini à Sainte-Hélène victime de L'assassinai le plus « longuement et le plus horriblement consommé qui ail (< jamais été subi par une créature vivante, dans les « temps anciens et modernes, et toutes les tètes COU- « ronnées du monde onl été complices de ce régicide. » Le dimanche 10 juillet, dans l'après-midi, Àlihaud recul en présence du directeur de la prison, M. Valette, el du chef de la police municipale. M. Joly, la visite de son défenseur. Il commença par lui témoigner avec effusion sa reconnaissance, il le chargea de remercier vivemenl de ^a pari les témoins qui avaient protégé son honneur, et, entre autres, MM. Léon Fraisse, Bothrel. Wattelier, I. espinasse. Il paraissait aussi très-touché de la manière donl M. Cauchy, grellier de la cour, lui avail notifié l'arrèl de mort. Remerciez-le bien en mon nom, dit-il à « M Charles Ledru. Queue vois bienveillante el douce! i le souffrais pour cel excellent homme, qui n'osail pas

nie i\\\r de quoi il était question. » Il raciinla ensuite

qu'au moment où on l'entraînait hors de la salle d'audience

une dame lui avait série la main, au passage, d'un air al'

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rectaeui et attristé. I <• moment-là ma bien f* « ajouta-t-il. cl.-< invectives de M Martin du Nord tu souvenir de son père, rattendrissemeal le gagna, et il quitta son défenseur, qu'il ne devait p! ti< revoir .

\ ayant pu obtenir d'Alibaud qu'il se pourvût en grâce, M i l i.i i les l t'ilni prit sur lui-même de présenter au roi un placel ainsi conçu :

Bire, Mibaud, décidé a mourir, m'a légué le soin de

■ consoler son vieux père, le viens, pour remplir cette • mission sainte, vous supplier cl<- jeter un regard de i clémence but nn condamné dont l'inébranlable réso-

■ lotion rendra plus éclatante encore la grâce ipi>' votre m.1,1 slé laissera tomber <lu haut il<- son trône H était impossible, sire, de vaincre l'obstination d'un homme trop dédaigneux de la vie pour vouloir la prolonger d'un seul jour : mais il m'a semblé que, s'il est du devoir <lr tout citoyen de pardonner i ->>n ennemi, il est digne du premiei citoyen de II tal de pardonner i son assast

i e place! fui rejeté

\ cette ii">ii\<'lli'. M i harlesl edru courut, accompagné

m Servais de Caen, chez M Sauzet, garde-des-sceaux,

les mains duquel il voulait déposer un pourvoi en

il ion cai r 'était un jour de dimanche et les greffes

étaient fermés m Sauzel répondit qu'on ne se pourvoyait

p.is m . aasation contre un arrêt de I ur des pairs; que

dl une ivenance

Mibaud passa la journée du dimanche, tantôt pli

■ ive lemplatinn, lantôl chantant des airs de

ion onfani e et il> son pays, il devait être oxe\ nté li len n l.c lendemain donr ■ II pointe du |ooi le rea . rivel entra dans la i" laon i •• condamné

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