CHAPITRE
point les qualités militaires, et sur le dévouement duquel il comptait. Il lui écrivit donc en Afrique, où ce gênerai venait de remporter la victoire de la Sickak: et il fit si adroitement valoir à ses yeux les avantages de l'expédition confiée à son zèle, que M. Bugeaud accepta, bien qu'il lui en coûtât beaucoup d'aller combattre sous une cocarde étrangère.
Restait le consentement du roi à obtenir: et M. Tliiers. sur ce terrain, eut à engager contre le monarque une lutte fort vive. Mais, prévoyant bien cette résistance, il avait su se créer des appuis dans la famille royale ellemême. La reine désirait, quoique timidement, qu'on ne laissât point Christine exposée aux chances de la guerre civile ; le duc de Nemours s'était laissé gagner insensiblement par l'éloquence persuasive de. M. Tliiers: mais, de tous les membres de la famille royale, < elui qui soutenait le plus chaudement la politique du premier ministre, c'était le duc d'Orléans.
Mélange de bonnes el mauvaises qualités, ce prince était plein de ruse, mais plein de bravoure. Les intérêts de la liberté le touchaient faiblement, quoiqu'il affectât des dehors de libéralisme, par une dissimulation commune aux héritiers présomptifs'; mais ceux de la nationalité avait une place énorme dans ses préoccupations. Il aimait passionnément la fiance militaire et abhorrait l'Europe. Aussi, nul ne se plaisait plus que lui aux manœuvres des camps el au maniement de l'armée, il entrait volontiers dans la familiarité du soldat, se pliant avec un naturel bien jour aux habitudes soldatesques, se faisant aimei par la liberté de ses propos, par la rondeur de ses allures, attentif aux mécontentements de la caserne, et
M iiistoim M M »n~.
habile courtisan des hommes crêpée II préparai) ainsi un règne destiné par lui aux agitations. Car le dédain avec lequel sa famille avait été traitée dans les grandes » oors-1 les discours in-ni.Mii- qu'on s'j permettait contre eHe1 - • sœurs réduites :i désirer des maris et è les attendre, lesreTus humiliants essuyés par lui-même, tout cela aveil laissé dans son > œur une trace envenimée. Sun orgueil il»' jeune homme et de prince se révoltai! contre des affronta auxquels se résignai! la philosophie prudente de son i ara
i .1 lutte commença donc entre !«• roi et \i i hiers, -ou li'iiu |>;ir le duc d'Orléans, i Ile lui longue, opiniâtre : al m. l hiers parla enfln >l abandonner son portefeuille.
Le roi, qui avail une sagai ité rare quand il ne s'agissait que d'une décision à prendre dans les petites choses, né possédai! d'ailleurs aucune connaissance administrative Personne n'avait l'espril moins généralisai eur que lui. el cependant, chose bizarre! il ne s'entendait i rien
de ce 'pu esl détail d'cxéi ulion rémoin de I inédit
des efforts tentés par les agents de la reine Christine poui recrulei en i i ince des auxiliaires, il - imagina qu'on M viendrai) pas à bout de faire franrhh les Pyrénées à neul nulle votant lires si ce lui dans cet esnoii qu il conaentil enfla à laistei igirson ministre m rhierssesnrl a l'ose
m le champ On s'adressa tux rég nia qui, sens
dreadu général ilarispc, formaient le corps d oesef «ration envoyé ;m\ Pyrénées, on hi appel aux hommes de bonne volonté el telle était l'impatiunce belliqueuse du Mildal, que, dans un cour) espace de temps, Iji légion auxiliaire se trouva organisée el prêle •> rombaUn troupes étaient superbes ren»| lies il ardeui itres la oen ii. h -i i "ii pouvait tout espérer de lei n