‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 38 sur 220 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le roi ne s'était pas attendu à ce résultat : il en lui alarmé et déenneerté. Mais ses inquiétudes redoubler en I lorsqu'il sut que le général Bugeaud était disposé m prendre le commandement de la légion. Car il se déliait de la fougue militaire du général, qu'il n'aimai) pas à cause de ses manières brutales et de son arrogance.

Cependant l'Espagne était aux abois, et les haines de parti, surexcitées par un continuel état de troubles, > avaient revêtu un caractère d'exaltation de plus en plus dangereux : qu'allait y devenir la révolution ? I.e Cabinet de Saint-James ne cessait d'insister pour que le traité de la Quadruple-Alliance fût exécuté. Christine envoya un moine déguisé a M. Thiers pour solliciter des secours, promettant la main d'Isabelle au duc d'Aumale.

Mais le roi résistait toujours. L'offre de la couronne é i spagne pour un de ses fils répondait a une éventualité qui l'avait toujours faiblement tenté, il n'aurail jamais ih. pour agrandir sa famille , à effrayer les grandes Cours, qu'il était décide a ménager àtoul prix. D'ailleurs, il croyait ou paraissait croire que. pour se maintenir en hspagiic l'influence française avait besoin d'j être plus soigneusement masquée. Suivant lui. un prince français sur le trône d'Espagne eut donne trop d'ombrage au peuplc espagnol, el cet aperçu ne manquait pas de justesse. Pour ce qui esl du danger que courait la révolution espagnole, ie roi n'était pas homme à sacrifier au désir de la sauva -"ii système de paix el la bienveillance du Con tinenl

i m- crise ministérielle approchait, elle était inévitable, fou te fois, com me le roi tenail aux sen ices de M, rhiers, qui. cumaiierede politique intérieure, partageait ses idées

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- - répugnances, il tenta quelques efforts pour le retenu .m pouvoir en te faisant céder.

M de ralleyrand était alors en France, où il traînai! une vieillesse inutile. Il s'était complètement asservi au roi, i|ni avait su te gagner en caressant >a vanité sénile, et, par exemple, «mi se tenant debout devant te Fauteuil où il exigeait qu t cause de son infirmité te diplomate I h .1 bol restât assis » <• fol M ■ 1«- ralleyrand que Louis- Philippe employa pour ramener M rhiers. Mais c'était une cause que les antécédents même du négociateur rendaient bien difficile à plaider. Quoi ! disait M. rhiers au prince de ralleyrand, c'est vous, signataire du traité de l.i Quadruple-Alliance, qui m'engagez a en fouler aux pieds les clauses ! » est vous, premier ambassadeur de ■ la révolution de juillet à Londres, qui cherche» à m'é loignerde l Angleterre pour me rapprocher du Continent '. »

i .1 négociation échoua dont . et de secrètes démarches furent faites pour la formation d'un nouveau Cabinet, après qu'on eut épuisé auprès de m rhiers la ressource des séductions « ar i ouis-Philippe aimait dans M rhiers

la • naii lu régime inauguré en 1830, I non nou

veau, et il n eut Jamais beaucoup de goût poui les minii Ireaqui avaient servi un autre gouvernement que te sien \mim. i hose singulière ' > c qui lui déplaisait le plus dans M i. m /ni . . était son voyage a Cand II lui reprochait, au

fond, de n • - 1 1 ■ ■ pas assez bleu, et il lui échappa plusd i

rois de dire ■ M i.iu/.ii me il lorc

i • lut de son coté, pourtant, <|u il résolut de se loui

Malin ni i 'ii«i-ini'iii m. i.iii /nt avait poui ami et poui i "i

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