‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 39 sur 220 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

lègue nécessaire le duc de Broglie, dont la-Gour ne voulait à aucun prix. Détacher ces deux personnages l'un de l'autre devint donc la grande affaire du moment. M. Guizot se vit entouré de caresses soigneusement étudiées. A lui seul revenait désormais la gloire d'assurer la politique du l l octobre par la conservation de la paix; mais, pour se rendre propre à bien remplir une aussi liante mission, il devait avoir le courage de sacrifier ses affections personnelles au bien de l'État, en se séparant de M. de Broglie. homme raide, orgueilleux, quela diplomatie n'aimait pas i'i qui pouvait tout compromettre. M. Cui/.ot se défendit pendant quelque temps. Outre qu'il s'agissait pour lui de s'abaisser à ses propres yeux par une espèce de trahison qui n'était pas exempte d'ingratitude, il sentait bien au fond qu'il allait commettre une faute et perdre à jamais un appui sans lequel il ne lui serait plus donne d'exercer le pouvoir qu'en sous-ordre. L'impatience de son ambition liuit par l'entraîner, et le roi eu! un jour la satisfaction de lui entendre dire: « A dater de ce moment, votre " majesté peut me considérer comme libre. » C'était pour

le Château une grande victoire : On eul soin de lu rendre complète M. Guizot, en seséparant de M. île Broglie, qu'il aimait, avait consenti à être ministre sous la présidence de M. Mule, qu'il n'aimail pas : mi alla plus loin. \l de Montalivel fut sondé, toujours en secret, cl on le détermina sans peine a servir les vues de la Cour. Collègue de m. Thiers, auquel il avait donne le droit de c pter

sur lui. il se liul prèl a l'abandonner pour prendre place.

des que le moment eq sérail venu, auprès de son succès seur. De la sorte, le Cabine) dirigé par M. Thiers se trouva

miné quelque temps avant sa chute, et la Cour en devint V. 7

M lll-n'IKt lit l.l\ AV-.

I lu- inimitable, sachant qu elle ne sérail pas prise au dépourvu.

Iiosesen èUienl la, quand survint la nouvelle d'un grand événement arrivé en Espagne.

i sdela chutedeMendizabal.rinsurrectionde Navarre ètoullail dans un cercle >l<- cent <h\ mille baïonnettes. Hais cette situation périlleuse avait été de courte durée. Suci du comte de Casa Eguia dans le commandement de l'armée carliste, Villaréal ne larda pas à déjouei les combinaisons du général en cbef ennemi Oordova^ et, pendant que celui-ci courait se mêler, a Madrid, aux cabales fomentées par un ministère nouveau, le général carliste i H-/ brisait, vers Bal macéda, la 1 1 ^ ■ ■<- de blocus,

suivi de cinq mille aventuriers intréq ides, l expédition de t. urne/ eut quelque chose d'étincelanl Pressé pai Espai lero, i|in haletait sui -.1 trace, il parcourut avec la rapi dite de la foudre les tsluries, la (iallice el les monl 1

1 'H. rrancbissanl les rivières, échappant aux Mouvements comb - des généraux Manso, Latre et de la

|>uento, Iraversanl les capitales d'un pas victorieux, frap p. mi des contributions, semant partout l'épouvante <•! la révolte Pendant ce temps, une autre bande envahissait Ih

province de Soria ; 1 abrerael Serrad tendaient <lr tou

parts loura ravages; le général anglais Kvana s'éloi 1 rw ipitammenl de 1 onlarabie, qu il avait menacée, il «'éloignait sous le coupd une panique . I ordova de re

tour au camp, l'agitait dans - mpuissance; le cai

lut me, 1 m un oaol semblail « i « - ■ .1 se dresser devant Madi id conune un fantôme sanglant, inévitable 11 |ioui com il- d> maux, ut ministère Islurit. poussant la contre ré volul 1 1 extrême, mettait le feu aux passions. DcN hi

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