‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 4 sur 220 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

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leurs, il s'en était présenté un qui avait le front couvert en partie d'une plaque d'argent. Après la déposition. Fieschi s'étant écrié : « Que voulez-vous que je réponde à « un homme qui a la tète fêlée!' — 11 est vrai, répliqua « le témoin en foudroyant de son regard le meurtrier, il v est vrai que j'ai eu la tète fracassée, mais c'est dans <c une bataille, ce n'est pas dans un assassinat. »

Les débats avaient employé déjà douze audiences sans ajouter de grandes lumières à celles qui jaillissaient de l'instruction, lorsque la situation d'un des accusés fut aggravée par une circonstance inattendue. Irrité d'une déclaration de Pépin dirigée en apparence contre lui. et vaincu d'ailleurs par les larmes de sa mère, qui le conjurait de tout avouer. Boireau exposa, le il lévrier, 1836 .

que si, la veille de l'attentat, il avait lait une promenade Achevai pour que I iesclii pûl ajuster ses canons, c'était à la demande île Pépin, qui devait la faire lui-même.

il y avait la. pour Pépin, comme un coup de foudre. Et pourtant ce lui le signal de la transformation qui s'opéra subitement eu lui. transformation complète et véritablement phénoménale. L'un de ses deux avocats. M" Marie, s était empressé de l'aller voir dans sa prison, au sortir de l'audience, il le trouva plein de calme, de résolution et de dignité. • Boireau m'envoie à la mort, dit le prisonnier, « et je pourrais bien aisément me venger Mais non...

" je ne veux pas l 'exciter a charger aussi Moiev . n A dater de ce moment, Pépin fut un autre homme, sa figure prit une expression de fermeté simple et touchante-, sa

parole devint lucide ; On eût dit que des horJSOns nouveaux venaient d'apparaître à celle intelligence jusque-là si bornée.

m-loliil ne IU\ 1RS.

La compassion qu'il avail généralement éveillée s'en accrut, il n'avail en effet échappé à personne que si un homme de la nature de Pépin avail trempé dans un complot du genre de celui qu'on jugeait, ce ne pouvait être que pai entraînement, terreur ou faiblesse. On l'accusait .1 avoir commandité le crime? Mais l'argenl donné par lui l'avait- il offert spontanément ou pour obéir à une in- Quence terrible que *a pusillanimité ne lui avail permis ni de fuir, ni de secouer, ni de vaincre. L'opinion s'était emparé des interrogal s des condamnés, el de ce document, produit sous la garantie du président de la i our des pairs, il résultait que Pépin avail rail, pour détourner i n-N, in du « rime projeté, tous les efforts que comportait la timidité de son caractère ; nue ne pouvant détruire la m. h h un- el ne l'ayant jamais vue, il en avail du moins dé truille m ■ li le qu il avail i hen hé à ai retei 1 ieschi en lui représentant le nombre des victimes qu'il allait frapper. Voilà ce qui ressortait, môme des dénonciations di I . lu. confronté avec Pépin. N'étaienl-ce point là, 'la un lous lea cas, des circonstances atténuantes? K'msi pensaient Iwaucoup d'esprits modérés, bien que l'attentai commis lillel leui fil i • m

i ependant, fe | énéral, m Mai lin du Nord

.i\.iii | n réquisitoire, il j avait soutenu i

ui Uon avec beaucoup de foi e 1 l'i ird de Fieschi, de Pépin ■ i de More) . l avail abandonnée ■> l égard di cher, cl n'étail exprimé nui Itoireau en lermes qui provo i nie i es plaidoii iea • ommeu lialemenl

Chargé de la défense do Fieschi, cause impossible ■ plaidei M' Patron! ne put que M rcjclci sui le meilleut

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