‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 51 sur 220 · CHAPITRE V. I 2 i · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. I 2 i

le gros (le la troupe, et Louis Bonaparte se trouve ainsi engagé, avec une faible escorte, dans une cour qui, la fortune venant à manquer à son appel, lui pouvait servir de prison ou je tombeau.

Toutefois, à ce nom magique de l'Empereur qu'ils entendent prononcer, les fantassins accourenl de toutes parts un vieux sergent s'écrie qu'il a servi dans la garde impériale, et il s'incline pour saisit- les mains du prince, qu'il embrasse en pleurant. A ce spectacle, les soldats s'émeuvent; et déjà ils entourent Louis Bonaparte avec des témoignages de sympathie, déjà le cri de Vive l'Empereur s'élève, quand tout-à-coup un bruit étrange se répand : On assure que c'est le neveu du colonel Yaudrey qui se présente sous le nom de Louis Bonaparte, odieusement usurpé, et un lieutenant nommé Pleignier s'élancevers le prince pour l'arrêter. Arrêté lui-même par les artilleurs, il se débat courageusement, tandis que ses soldats s'avancent pour le dégager. La situation était décisive. Pour en conjurer le péril, un coup de pistolet suffisait peutêtre : Louis Bonaparte ne pul se résoudre à le tirer. Il lit même relâcher le lieutenant . qui, en revenant à la charge, provoqua une lutte nouvelle, sur ces entrefaites, le lieutenant -colonel Taillandier était arrivé, et . à sa voix, la défiance s'était changée en colère. La cour retentissait de menaces, le-, sabres étincelaient. avertis, de leur côté, des dangers du prince, les artilleurs, restés dans le faubourg île l'iei ie. s étaient ébranlés. Soudain on les aperçoit qui se précipitent en foule dans le (piailler, cl avec

eux entrent pèle mêle soixante canonniers a cheval, violemment refoulée aux deux e\ I l'enil I e> de la COUr, T infanterie alors pousse des cris de rage, se reforme, ci revient

■isronu m ta us.

d'un air farouche sur les partisans ilu prince, acculés, pressés, renversés parles chevaux contre la courtine du rempart. < <• fui un spectacle, ce lui un moment terrible. Ici les fantassins abaissant leurs baïonnettes; là les artilleurs penchés -m- leurs mousquetons el prêts •> Faire feu; au-dessus, el le long <lrs remparts, le peuple se répandant en vœux pour le prince el accablant l'infanterie d'une grêle de pierres, au milieu des clameurs confuses, du roulement des tambours, du cliquetis des armes el du piétinement des chevaux

Mais tout cela tut de courte durée < est être vaincu, dans une insurrection, quede tardera vaincre Quelques coups de fusil tirés en l'air, sur l'ordre du lieutenant co

I I taillandier, intimidèrent le peuple MM. de Gricourl

et de Querelles avaient proposé a Louis Bonaparte de lui frayer un passage i épée ;> la main : il repoussa l'offre el lui arrêté. Rendez-vous! « criait-on en même temps au colonel Vaudra) m lui de refuser, Hais M taillandier •. étant approché el lui ayant 'M à voix basse que la révolte passait dans la ville pour un mouvement légitimiste,

il ordonna enfin .1 ses canoi 1- de se retirer el il se

rendit

1 en est fait le généra M I s'est échappé Lecom

m, nul. mi Parquin se présente i la caserne 1 inckmatl en uniforme demaréi hal de camp on le saisit, on l'entraîne, el il .1 la douleur de se voii arracher une de ses épaulettes •..mis pouvoir se venger <i un tel outrage 1 e ; d artillerie étail «H marche la nouvelle de l'arrestation du prince le disperse \ leur tour, les pontonniers, conduits |,.n i.ui\ te débandent, el leur chef, dans un accès de nohlu déaespoii courl partager le malheur du prince

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