‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 52 sur 220 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

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dont il n'a pu sauver la fortune. M"" Gordon est surprise livrant aux flammes des papiers remplis d'importants secrets :on l'arrête; mais, par sa présence d'esprit, elle occupe la surveillance des gardes, et M. de Persigny en profite pour s'évader. Bientôt ce ne sont, par la ville, que mouvement qui témoignent de la colère et de l'inquiétude des vainqueurs. Puis, le calme renaît, et il ne reste plus de la révolte que cette agitation sourde qui suit toute forte commotion.

Le même jour, et par une singulière coïncidence, quelques soldats d'un régimenl de hussards formaient à Vendôme le plan d'un soulèvement militaire qui avait pour luit de proclamer la république. Dénoncé avanl l'heure Sxée pour l'exécution, le cumplol fui étouffé sans peine. Il avait été conçu par un brigadier nommé Bruyant, homme résolu el d'une trempe peu ordinaire. Arrêté, il parvint à se débarrasser de ses gardes, tua d'un coup de pistolel un sous-officier qui lui barrai! h' chemin, el traversa la Loire à la nage. Mais ses complices n'ayanl pu l'imiter, il ne voulut pas se soustraire au sort qui les attendait, et, a pies avoir erré pendant quelque temps dans la campagne, il revint se constituer prisonnier.

Le château fui consterné. Dans une si longue série de conspirations, d'émeutes, de secousses, l'impuissance du gouvernement éclatai) d'une manière sinistre. Pour couvrir la gravité des événements, toul fui nus m œuvre. Les feuilles ministérielles 11'insislerenl que sur la puérilité de

l'entreprise, qu'elles appelèrent une échauffourée ; les agents du pouvoir reçurent ordre de fermer les yeux sui un grand nombre de coupables : on n'eut pas honte d'affirmer, dans des relations officielles, que le 1" régiment

HIMUIRK DE Dl\ ANS.

d'artillerie avait seul pris part au mouvement, et l'on se «nui. -ni. i de destituer mh> bruit deux officiers du 3* d'artillerie; en réponse aux soupçons dont quelques esprits déGants poursuivaient le général Voirol, on réleva I la dignité de pan de France, el des remerclmenta furent adreas aison de Strasbourg pour sa fidélité è la

dynastie • i « » i léans '.

Quant .i Louis Bonaparte, il fut décidé qu'on ne le jugerait pas, plusieurs pan-, h- France, anciens serviteurs «le l i mpire, - étant i '■■ usés >i avance, el le jury paraissant i des hommes qui b essayaient i la monarchie, mie magistrature trop subalterne pour prononcer sur le bot! d'un prince Le dogme de l'égalité devant la loi avail été ce» pendant insci it «l-ms i,i Charte . mais le Conseil des minis- .i .1 .ims qu il était <l un mauvais exemple de traiter

e me un simple citoyen un nevea il empereur. Innocent,

on i .i % :i 1 1 condamné a un exil éternel ; coupable, <>n le plaçait au-dessus des lois Privilège monstrueux donné puni roroUaireà une monstrueuse iniquité!

1 1- 8 novembre 18 16 . i ouis Bonaparte vil entrer dans sa prison le préfet el l< lirol Une voilure atten

•i.ui .i la porte >»n i> Dl monter sans répondre à -es questions, uns écoutei -e- plaintes; el les chevaux pri uni rapidement la route de Paris Se voyant . 1 1 • » • — entraîné li ii h de tea mmpagnons il infortune, Louis Bonaparte eut des pressentiments funestes, rrop rassuré sur ses propres péril», la tristesse le gagna, et i on assure qu il ne put n

Uni ii ses larmes n > raignait, ■! ■illeurs, qi te -e bot

u. ii » le renvoyai en Suisse, 1 1 qui eût fait de Inl un i on s|. u. ii, -m s.uis Importance, dont il n j avait lieu ni de punir les ii un i n, s m de redouter les entreprises Mais

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