CHAPITRE VI
Goup-d'œil général sur les affaire d'Afrique. — Mission historique de 1.) France à Alger. — Système du maréchal Clausel. — Le général Berlhe/ene. — Le duc de Rovigo. — Abd-el-Kader. — Système pacifique du général Desmîèhels; traité du 26 février 1834 ; ses conséquences. — Le comte Droite! d'I'.rlon remplace le lieutenant-général Voirol. — Incertitudes du gouvernement. — Affaire de la Macta. — I.e maréchal Clauzel est envoyé de nouveau en Afrique. — Expéditions de Mascara et de Tlemsen. — Influence du séjour de L'Afrique sur les Français. Camp de la Tafna. — Victoire de la Sickac. — Le maréchal Clauzel à Paris. — Opinion du parti doctrinaire sur Alger ; opinion du roi; vues deM. Tbiers Prei re expédition de Constantine.
I.a lin de l'année 1836 lut marquée par un événement douloureux, inattendu, el qui nous amène a jeter un <in:|iil'o'il rapide sur l'étal de nos affaires en Afrique, en remontant au jour de la conquête.
Tant que l'Europe s'élail Mie en proie au tumulte el a l agitation des batailles, il étail toul simple que les pirates algériens eussent impunément promené leurs brigandages sur la Méditerranée, il étail arrivé, sous l'Empire, qu'un savant illustre. M. \rago, avait été pris par des corsaires et conduit en captivité. I.e bruil de cet événement s'élail
perdu dans une époque île tempêtes ; mais, de nos jouis.
quel n eut pas été l" retentissement d une semblable nouvelle, au milieu du silène ie de I 'Europe? Délivrer la Médi-
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terranée élall donc une nécessité glorieuse Et quel peuple était plus digne, plus capable que le peuple de France, de veiller sur la mer? En forçant la piraterie dans son dernier asile, la France se montrai! Gdèle à snn rôle historique; elle reprenait, avec plus de lumières el moins de fanatisme, la grande tradition des croisades; elle abritai! une fois encore la civilisation Le coup d'éventail eut quelquechose videntiel. il De lui pas une causo, il fui un signal.
Quoi qu il en -<>u. ai i ivés à Algei . les i rançais se trouvèrent dana une situation pleine d'obstacles el de périls Sur leurs têtes un ciel ardenl : devanl eux, dans une plaine comprise entre la mer el une première chaîne de montagnes, ton! un peuple de cultivateurs gu< 1 1 iers fraclionnés en Lribus.
Dans eetle partie Beptenti ii nale 'i<- 11 Algérie appelée le l ri!, les villes étaient rares el habitées par un mélange de Maures el de luifs portant sur le fronl l'empreinte de la domination turque Hais là n'était point le vrai peuple de i Algérie, i Irabc des tribus Refoulé loin des villes, re paire d'un gouvernement spoliateur 1 i krabe, deoa l<' lili. occupait un territoire dont il oc Franchissait pas les limites, mais auquel il n étail enchaîné par aucun de • es
liens dont notre systè de pro| lé enlace les hommes
il i urope i i propriété, i Vrabe du rell ne la connaissait, il. m- re qu'elle ;i de personnel el de jaloux, que relativement i ses troupeaux, I ta i harruc ■< ses amies à son • heval Pour ce qui es! du sol, M ne le higi il! pas Urana iin--iiiii' par vente ou pai hi i mme asenai ■ i • - de la tribu, sur la désignation du i beik, el sans autre droit i|in' celui du travail, qu'il cultivait la lecri < u d < pré» le Koran la lerre n'appartient qu'à Dis ■• soi