CHAPITRE VI. l
les avantages mêmes remportés par les Français n'avaient abouti qu'à multiplier les embarras.
Le général Berthezène arrivait, d'ailleurs, avec des idées administratives entièrement opposées à celles du maréchal Clauzel. Celui-ci avait désigné aux efforts des colons la plaine de la Métidja : son successeur aurait voulu qu'on se bornât à cultiver les environs d'Alger.
Pour ce qui est du côté militaire de la question , le gouvernement, qui chancelait alors au milieu de l'Europe agitée, avait rappelé à la hâte une partie des troupes expéditionnaires, et l'armée d'Afrique se trouvait réduite à un effectif de 9,300 hommes.
Ainsi, l'heure semblait passée de prendre vigoureusement l'offensive. Mais si la prudence a ses lois, l'honneur a ses devoirs. Le lils du bey de Tïtery, de ce bey dépossédé par nous, venait de reparaître, suivi de partisans nombreux et favorisé par le souvenir de son père ; Turcs et Koulouglis se soulevaient: la France était bravée, insultée; le bey qu'elle avait institué tremblait assiégé dans sa propre maison : le général Berthezène dul ordonner la marche sur Médéah. et 4,500 hommes franchirent les montagnes pour aller dégager Mustapha Ben Omar. Il fut ramené sain et sauf. Mais le résultat de l'expédition n'en compensait pas les pertes. Resserré, étouffé dans un étroit passage, el de toutes parts assailli du haut des montagnes, le corps expéditionnaire avait eu 03 hommes tués ou égarésel 192 blessés La confiance des Vrabes s'en accrut a un point extraordinaire. Des émissaires se répandent dans les campagnes; des \oi\ fanatiques appellent à la guerre sacrée les tribus éparses: une ronfédération est formée par un Mann- algérien nommé ^idi- Sadi . auquel >. m
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M joignant Ben-Aissa el Ben-Zamoun, chefs principaux des tribus de l'est : le iil> de Bou-Mczrag accourt plein
ili- i im i ut- le signal d'une conOagral générale rient
,1 aire donné Vaines tentatives ! i e courage des Français in i.iif .1 tout : trop lentes s se concerter, les tribus Curent successivement prévenues par le généra] Bertbe zène, et la coalition lui dissoute.
Pendant ce temps, le traité qui avait donné Oran au* Tunisiens était tombé, Faute de ratification; poursuivi par des malédictions unanimes, le lieutenant 'les prince- ,i. Tunis avait abandonné la rille ; les Français > entraient pour la seconde fois, el le général Boyer, homme impie* cable par système, était élevéau commandement, indépendant . des troupes de la province
De ce que lemaréi liait lauzel avait établi, aucun v< • n'avait subsisté sous son successeur 11 I année i^.ti tiuissail .1 p. -me. que déjà le général Berlhezène cédait lu
pi. h B au due île- I;
Du reste, le duc de n- <\ i lu > n était investi que <in mandement de l'armée el du pays Quant s l'autorité ciyile, on venait de décidei qu'elle Berail indépendante et résiderait dans la personne d'un intendant civil eaaai malheureux qui n'eut d'autre résultai qua de taira *.i cillai l'autorité entra deux pouvoirs rivaux el bîenjol ennemis I
\iiim. rien da Usa dans l'administration de la colonie, rien d< suivi, rien destable Les périls devenaient* ils plus pressants au pied de I Ulas? •> Paria on décrélail
H.ll.i réduclinu des Iroupes ex|>édilionnair< général uu chel commençait il •> connaître le pays ira», les moy< n i de le dominer on lui envoyai)