‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 59 sur 220 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

tout-à-coup un successeur. Déplorable légèreté qui paralysait notre action en Afrique, décriait notre puissance dans l'opinion de l'Europe, et prodiguait sans but vl'héroïsme de l'armée !

Cependant, et en dépit des fautes accumulées, la France se maintenait à Alger. Sous le commandement du duc de Rovigo. le génie de l'Europe commença de pénétrer l'Afrique, la population civile s'accrut, on se mit à construire et à planter en vue d'un long avenir. Ce n'est pas que la conquête n'eût son écume. D'impurs spéculateurs avaient rampé jusque-là, et ils se livrèrent à des trafics dont l'opprobre, heureusement, devait disparaître dans la gloire de nos combats. Mais la guerre naissait de la guerre, et le duc de Rovigo avait pour système de se montrer, à l'égard des Aral»'-, aussi dur. aussi impitoyable, que le général Berlbezène s'était montré clément. Coupable ■ !i- ers non-, de trahison, la tribu d'El-Ouûla lut détruite.

A la suite .le celte e\eeutl()ll terrible, une cnalil ion nouvelle s'était formée: elle fui anéantie. \ l'est, 3,000 hommes partis île Toulon sous les ordres du général Monkd'i /< r vinrent prendre possession de la \ ille de Bone, que llajy-Aliinet. be\ de i .onstaiii ine et un de nos plus redoutables ennemis, avail déjà envahie el saccagée. Ceci se passait au mois de mai 1 832 : et au mois de mars i s:!:'>.

le duc de RovigO reprenait le chemin de la France, al-

teini d'une maladie mortelle.

Voici dans que] étal il laissait l'occupation française Dans la province d Mger, nous possédions la ville, la banlieue: cl notre souveraineté étail reconnue dans le territoire conquis entre l Vrrach, la Métidja, le Hazafran

et la m. t.

Du c"ic ili- l'est, nous avions à Bone un établissement qui . ;i la vérité, m- s'étendait p;»s. au-delà «les murailles île la ville, mais qui marquai! notre point de départ pour l.i conquête de Constantine.

Du <'"!<• de l'ouest enfin, dans la province d'Oran. bous occupions la ville d'Oran el une lieue de rayon autour de l.i place ; le fort de liers-ei-Kébir était en nuire pouvoir; nous étions d'intelligence avec les Turcs de Mostaganera : et, ■< riemsen, si les Hadars. <|u i tenaient la ville, nous étaient hostiles, nous avions pour alliés !<•- Koulouglis, leurs rivaux, qui tenaient la citadelle.

Hais, du i I de cette province il Oran, allait se levoi

un homme qu attendait la plus éclatante destinée el dont nous devions Fonder nous-mêmes la puissance ennemie Le commandement, qui a un caractère purement politique chez les trabes de l'est de l Vlgérie, el un raractère réodal ehe/ ceui du sud, le commandement n est guère, chez les \i, ii.es de l ouest, qu'une sorte rie théocratie, et le pouvoirs') perpétue dans les ramilles des marabouts

I in d'un marabout re nmé parmi les Vrabes poui sa

piété , Vbd-ol Kadei avait été de bonne heure présenté aux

irilnis du pays de Mascara com le libérateui hJtui de la

terre d Afrique, comme le vengeur de I islamisme insulté.

I I il ne manqua pas .< ce rAle Hélait ambitieux ave» pru dcnce, plein de décision, intrépide el rusé il avait des liassions profondes el le fanatisme pour auxiliaire il lui s. il. l. it. il lui prophète \ sa m>i\. les populations s'en Ranimèrent i>- Vrabee de la province d'Oran, eourliés si. us i.i main de for du nouerai llnyei respirèrent s. .us le

i;mi\ .• ment, plus doux, du général Desmichels; mai»

\i..i . i K.i.i.-i . toujours attenlil •« son but, étendait ion

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