‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 60 sur 220 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

iniluenee. Il s'était déclaré, il avait pris le jiom d'émir : tout-à-coup il lance ses partisans sur le port d'Arzew, se l'ait proclamer bey de Tlemcen. et marche sur Mostagaiiein en maître souverain de la contrée. Que le général Desmichels se fût renfermé dans la ville d'Oran, la province étail perdue pour nous. Attaquer, ici. c'était se défendre; et il fallait pousser en avant, sous peine de périr. Le gênerai Desmichels franchit les portes d'Oran, s'empare d'Arzew, court à Mostaganem, où il asseoit la domination française. Deux fois pousse au combat par son amhilion et sa haine, l'émir est abattu deux fois : et les vaillantes tribus des Douairs et des Smélas se montrent disposées à faire pacte avec notre fortune.

Peut-être était-ce le momenl de poursuivre Abd-el- Kader. de l'anéantir : par une inspiration pi us généreuse que prévoyante, le général Desmichels crut devoir négocier avec lui la paix. Elle fui signée le ^(> février 1834; et, pour la cimenter, le général Desmichels chargea le chef d'escadron de Thorigny el M. de Forges, officiers d'ordonnance, d'aller portera Abd-el-Kader* en manière de présents, cenl fusils el cinq cents kilogrammes de poudre. Abd-el-Kader était alors campé sur le S\g. H recul 1rs envoyés du général Desmichels avec beaucoup de grâce, et. après les avoir invités à prendre un repos, il leur lii pari de son désir de les emmenei à Mascara, voulant par la sans doute leur donner le spectacle de son pouvoir el de l'ascendanl qu'il exerçai) sur les tribus. Le lendemain, en effet, au point du jour, le camp étail levé, el l'on plaçait les truies sur les chameaux el les nulles I a petite

ar d'Abd-el-Kader se composai) d'environ 3,000 che

vaux elle se mil en marche, au s.m d'une musique

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étrange i ai, monté sur son cheval, que quatre nègres lui avaient amené, il prît plaisir pendant quelque temps a le faire bondir dans la plaine, en intrépide el habile cavalier, De nombreuses salves de monsqueterie annonçaient son approche, et, pour le préserver des rayons do soleil, un de ses officiers portail à coté de lui un parasol on drap d'or, pendant qu'armés de petits sabres el couverts de boucliers, des gladiateurs charmaient parleurs combats non sanglants l'ennui de la route, vpi <•> plusieurs heures de marche, qui Drent passer sous leur- yeux de riches vallons, des sites riants >-\ il immenses forêts d'oliviers, les envoyé! français arrivèrent a Mascara, donl les habilants, avec leurs burnous surmontés de capuchons blancs ou noirs, leur apparurent, suivanl l'expression de M de rhorignj . comme autant de moines à l'œil ardenl el .1 la physionomie sauvage Du reste, l'accueil qu'ils 3 reçurenl fiil affectueux de toul poinl . Dans une dei nière entrevue, Vbd-el Kader les interrogea curieusement sur la situation de la France, protesta <l>' Bon bon vouloir el de -.1 résolution 1 1 1 • maintenir la paii « 1 ai visité, «lit il, le

■ tombeau du prophète, el ma parole esl sa n

1 1 relation de ce voyage ne contribua pas r»iédi< meiil à confirmer le général Desmichels dans lea

- qu il fondai! sui sa politique pacifique Halheureu

sèment, 1 è ■ ne faisait que cacher -eu- 1 el étalage <i in

tentions pacifiques la témérité de ses désirs ambitieux Dans le traité du 26 révrii r 1834 ', la souveraineté de la 1 ram <• 11 nviiil pn* >■{,■ expressément stipulée; noua sem blions *. ii.nl>! avec l'éndr sur le pied d'égalité, el let

■ (uii|illratinn« i|iii pouvaient naître de la délimitation des

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