‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 62 sur 220 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

colonne put reprendre sa marche et gagner Arzew. Ainsi. une atteinte grave venait d'être portée au prestige de nos armes: et, sur les bords de la Macla. teints du sang de nos soldais, les Arabes se faisaient un horrible trophée de têtes coupées.

A cette nouvelle, un frémissement de colère courut d'un bout de la France à l'autre. Le général Trézel n'ayant été que malheureux, on fut touché de son courage, et chacun lui sut gré de la fermeté de son cœur-, mais contre l'imprévoyance du Pouvoir, l'incertitude de ses plans, l'incohérence de ses idées, la mollesse de l'impulsion donnée par lui aux affaires d'Afrique, le déchaînement fut extrême. A qui allait être confié le soin de châtier l'émir? Le nom du maréchal Clauzel était dans toutes les bouches : pour la seconde fois, le maréchal fut envoyé en Afrique, avec mission d'anéantir Abd-el-Kader.

Vprès une proclamation où la volonté d'en finir était énergiquemenl exprimée, et que suivil un coup terrible frappé sur la tribu di s Hadjoutes, récemment soulevée, le maréchal Clauzel reprit avec beaucoup de \ igueur son ancien système, en opposant à Abd-el-Kader el h ses lieute nants des beys indigènes. Ce n'était pas assez : il résolu! de pousser droil à Mascara.

Aux portes d'Oran s'étend une vaste plaine de douze lieues de diamètre environ, borni e au nord par la mer, à l'est par le petil ruisseau !<■ i lelat el par une forêt de lentisques entre lesquels des pins sauvages clair-semés. La montagne des Beni-Amer esl au sud. Oran à l'ouest. Au centre de la plaine s'élève un arbre solitaire, figuier que les arabes vénèrent et qui long-temps prêta son ombre ara caravanes fatiguées. Ce fui là que l'armée expédition-

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naire se rassembla, el ce fui de là qu'elle partit le J<> novembre 1 835. Elle comprenait ili\ mille hommes et comp tait dans ses rangs le Ris aîné du i<>i. Le -iv. a la lueur des Feux allumés par les arabes sur la cime des monts, elle (mu hait a la Sig et Faisait halte au milieu de souvenirs encore palpitants. La marche l'ut heureuse, bien que passagèrement troublée par des attaques rapides i es Vrabes ayant deux rois Bpproché de trop près l'armée Française, elle leur passa sur le corps, el leur déroute rm complète .m combat de I Hahra, ou le général Oudinot. qui était venu venger la morl de son Frère, lui grièvement blessé .1 la tète de la division d'avant- garde. Enfin, la ville se munira. Le maréchal Clauzel avait pris les devants avec la cavalerie, deux régiments d'infanterie légère el quelques obusiera a neul heures du soir, l'inFantei ie ai i ■ n ■ • i a nuit était sombre; un silence morne pesait sur celte rite m* onnue t es soldats entrèrent dans le Faubourg il était désert . el i on chemina le long des maisons Fermées et muettes i ne seule créature vivante lui. a ce qu'il pa

ralt, M- ntrée dans les rues c'était une vieille femme

assise Mit des lambeaux < 1 « - nattes On eût dit il une ville habitée par des rta

i i en effet, \i"i el kadei venait de la quittei ne laii -.mi après lui que dévastation el carnage Cour avoir i e Fusé do le suivre, Ir* Juifs avaient mi leurs demeures pil lèea, et ceux qui avaient essayé quelque résistance gi uienl inanimés pai mi les débi il

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en route à la clarté d'un iureiidie Kuvaiil \l"l el Kadei

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