CHAPITRE VI. loT
et leurs maisons réduites "ii poussière, les Juifs suivaient, éplores. éperdus. Suivaient aussi les enfants el les femmes. Des scènes que la générosité vigilante du soldat ne parvint pas toujours à prévenir attristèrent cette marche. Plus d'un vieillard s'arrêta pour mourir, ne pouvant résister à la fatigue. Plus d'une mère, les pieds meurtris par les pierres ou les rinces, s'épuisa douloureusement à porter son Mis el n'acheva point ia roule. On raconte qu'un petit enfant fui trouve dans un silo el mis sous la protection du duc d'Orléans.
Ainsi, l'expédition n'avait eu d'autre résultat que d'effacer aux yeux îles arabes l'auréole de gloire dont Abdel-kader leur avail paru couronne. Mais lui. vaincu sans rire dompté, il s'étail jeté du côté de Tlemcen, faisant appel aux sympathies des Hadards, maîtres de la ville, et menaçant les Koulouglis, nos allies, qui défendaient la ci ladelle. De iviour a (»ran. le maréchal Clauzel dut se remettre en campagne le 8 janvier is;w>. et marcher sur Tlemcen, qu'il occupa le 13 du même mois. Les Hadars s'étaienl retirés à la suite d'Abd-el-Kader, emportanl leurs richesses : la brigade Perrégaux se mil à leur poursuite el les ramena, \hd-el-l\ader. serre de près, n'avait dû son salui qu'à la \ itesse de son cheval. Le maréchal fil distribuer des fusils aux Koulouglis. frappa sur eux une contribution qui devail plus lard lui attirer des accu salions violentes, el quitta la \ il le après avoir mis dans la
citadelle une gai ni-. le .'>OII hommes. SOUS les ordres ^[t
commandant I lavaignae, .1 héroïque '.
tandis que ces choses se passaient dans la province
Frère de M. Godcfrol Cavaignac qu ' 16 avons vu (lgurei -1 nobli
mi'iii dans les luîtes républicaines.
III S 101 RE IlE DIX A>
d 1 1 .m. les autres parties de I Ugérie française fiaient an pr a de sourdes agitations.
Le général d'Uzer êtail parvenu à maintenir la paix dans la province de Bone pai une administration sage al conciliante; >'i néanmoins le be) de Conslantine, Hajy- Miineil. se montrait toujours menaçant : s Bougie, l'oocnpalion française restait immobile el inféconde au milieu île* querelles intestines de ti ibus promptes 8 se ili»puter les avantages de notre marché Dans la province i enfin, aucun des beys institués par le maréchal CLauzel n'avait pu faire reconnaître son autorité, soi! à Médéah, >"U a Ifiliana, suit à Scherschel.
\ii>-i bien, dans ces expéditions liées par un enchaînement inévitable, dans ces courses aventureuses a travers des montagnes el des déserts, dans ce passage dont la destruction marquait l'empreinte au milieu des villes, dans cette i nasse aux hommes incessante el tragique, j avait-il le. lat, y avait il le profit d'une véi i table» onquête ' l i quel tableau a tracer que celui de lanl de marches dévorantes! i h ce ii était rien que le couteau des \i en comparaison des fièvres et des dyssenterics >|in tuaient les troupes Heureux, encai oldal, qui,
les i hameaux la i haï go des \ ivres \..ii .|u .i se laliguct >■! a combaltro! Mais combien qui, attaqui - pai la maladie, périssa enl misérablement, faute il un -i iili ~.t ut abri sous la lente el d'un peu de paille sur
le -ni humide OÙ ils axaient COU( lie !
. Ile quejusqu alors on l avail entendue, ■ t. ut il .util m* de nature à donnci aux soldats une édu de férocité tu 1832, on avail vu Joussouf uni ter .. la U le 'I une troupe qui portail, surmontant le