‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 64 sur 220 · CHAPITRE VI. 1S · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. 1S

drapeau de la France, une tète de Maure. Parmi les objets composant le butin fait sur la tribu d'El Ouffina, sous le gouvernement du duc de Rovigo, on avait vendu, à Bab- Azoun, des boucles d'oreilles tachées de sang et des bracelets encore attachés au poignet coupé ! Ce fut aussi quelquefois pour nous un exemph contagieux que celui des moissons brûlées, des razzia; et nous ne nous contentâmes pas toujours de ressembler aux Arabes par le costume de nos zouaves et de nos spahis. Ajoutez à cela toutes sortes d'entreprises hideuses tentées par des industriels qui. dans l'ardeur sauvage de leur avidité, allèrent, dit-on. jusqu'à exploiter des ossements humains, jusqu'à bâtir avec des débris de tombeaux!

Le gouvernement aurait du envoyer en Afrique assez de troupes pour la soumettre, et il ne 1 avilit pas fait, il aurait dû prendre lui-même en main la colonisation, et il l'availabandonnéc à des spéculateurs privés que devaient suivre naturellement des bandes d'aventuriers faméliques: il n'y avait donc rien qui tint à l'essence même des choses dans ce qui se passait eu \li ique : mais on devine quelles armes une pareille histoire fournissait à ceux qui, tels que MM. Dcsjobert el Passy, avaient toujours mal auguré de notre établissemenl , La Chambre, de son côté, n'envi sageail la question que sous un point de vue étroit, faux par conséquent; au lieu de chercher ;i résoudre le problème en l'embrassant dans toute elle limitait les crédits .i\'' une déplorable parcimonie.

Nul n'étail plus convaincu qu le maréi hal l lauzel de la M''' essité d'une direction large el hardie. Impatient de faire prévaloir ses vues, il quitta I Afrique dans les premiers jours d'avril, et se rendit à Paris.

Ii.n BICXOIM nr DU UtS.

tant de partir, il «rail décidé qu'un camp retranché serait établi à l'embouchure de la raina, de manière à ce que la garnison française de Tlemsen pûl communiquer plus promptement avec la ville d'Oran cl avec la mer. I e fut pour réaliser ce projet que le général il Irlanges se dirigea. suivi de 3,000 hommes el de huit pièces d'artillerie, vers l'embouchure de la rama, qu'il atteignit après avoir rigoureusement repoussé kbd-el-Kader dans mie

rencontre glorieuse, i es travaux co encèrent. Mais les

arabes bloquaient la garnison de I lemsen il devenail nr-

p-nl d aller la seeourir et la ravitailler. I e généra] il'.Vr-

langes B'étanl avancé avec 1,500 hommes, se trouva U it-à-coup assailli a deux lieues du camp par près «le 10,000 hommes Bien qu inégale, la lutte fut acharnée. Pressés <le tons côtés par les Irabes, les i rainais dé* ployèrent on rare courage, jonchèrent la terre de morts. et parvinrent k regagne) leur camp.

1 1 situation était critique le camp se trouvait enveloppé d ennemis; i.t tempête régnait sur la cote et empêchait les .ni ivages . le général Rapalel, qui remplaçait momentanément le maréchal 4 lausela llger, était trop faible et trop menacé lui même, pour envoya du secoure.

avertie I temps. || | rame n oublia point ses .niants en

peni. ei tandis que le colonel de i a îti tait chargé par

m rbiers d'aller demandei satisfaction •> l'empereur de m.o'h . 4,500 hommes parurent mu la plage de la rafna, rommandéa par le général Bugeaud. La vengeance fui prompte et foudroyante. L'émir s'était préparé è un vigou irrivé au paasage de la Sickak, le général tud trouva devant lui 7,000 hommes, y compris! hommes d'infanlerie régulière Vainement vut ei Kadei

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