CHAPITRE VI
étaient un encouragement pour les Arabes, une cause d'impuissance pour l'armée, une source de ruine pour le budget, et un infaillible moyen de faire descendre tôt ou tard jusqu'à l'aband m la France lassée. Il n'eut donc pas de peine a s entendre avec le maréchal Ciauzel sur les mesures a adopter. Penché sur la carte d'Afrique, il y suivait d'un œil complaisant les détails du plan de campagne. Il autorisa le maréchal à marcher sur Constantine. lui accorda plus de forcequ'il n'en demandait, et craignant que l'audace du gouverne : -général ne le portât à entreprendre l'expédition avec des ressources médiocres, il lui prescrivit de ne partir de Boue que sur un ordre cciit de sa main. Quant a l'exécution, elle rentrait dans le domaine du ministre de la guerre, et ce fut avec celui-ci que le gouverneur général dul s aboucher.
suivant le maréchal Ciauzel. ce qu'il > avail de plus pressé à faire en Afrique, c'était d'arracher Constantine à Mimed-Bey. ihmed personnifiait, a l'est, la nationalité turque, de même qu a l'ouest, Abd-el-Kader personnifiai! la nationalité arabe. Des relations dont il nousétail permis de prendre ombrage liaient Constantine a Tunis ci rattachaient l'Afrique au Divan. Que le sultan s;ivis;ii de disposer de l'investiture de Constantine, il n'en fallait pas davantage pour semer entre la l ran :e ci la Porte les germes d'un conflit. De sorte que le projel de conquérir Constantine s'appuyait sur des considérations de la plu-. haute gravité.
lis . pour aborder une telle entreprise, le maréchal Ciauzel avait demandé 30,000 combattants, un corps d'infanterie indigène de 5,000 hommes . 1 ,000 cavaliers auxiliaires, ci .pic in campagne commençai le 15 sep-
I,., nSTOUU M i«\ o>.
tembre, .ni plus tard; surtout, qu'on fit sur-le-champ partir pour Boue •'{ ou 1,000 hommes.
\\.t 1,000 hommes à Boue, nous incitions notre camp de Dréban à l'abri d'Ahmed; nous pouvions nous porter .i Ghelma, en raire le point de réunion îles troupes >'i du matériel nue réclamait le siège de Constantine, el gagner ainsi plusieurs lieues de pays \ul doute qu'alors les arabes ne Be joignissent è non- et ne vinssent nous offrir les moyens de transport nécessaires, ce qui eût d'avance ébranlé tic l'autre coté de la Sej bouze le pouvoir d'Ahmed el -on influence I es raisons, que le maréchal < lauzel lit valoir avec beaucoup de force, furent adoptées ''t déterminèrent I'' sens 'le- instructions ■dressées mu général Râpa tel.
Quelques jours après, le maréchal allait reprendre les rênes 'lu commandement ■■ mais a peine abordait-il sur la cote algérienne, que le Cabinet du 'li février chancela.
Mors, ' ont s il eûl crainl de laisser après lui la gloire de
l expédition convenue, !<• maréchal Maison se hâta deman derau maréchal < lauzel ■■ Que les dispositions ordonnées
étaient bien, M esl vrai, conformes aux communications ■ verbalesavec plusieurs des ministresdu roi, maisqu 'elles
h avaient été I objel <i aucune délibération 'lu i onseil .
que ' 'loi ai uveau < abinel ■> refuser ou g accorder
la sanction, el que, jusque là, il importail de ne rien « engager, de ne rien compromettre, de se renfermer dani
lr- limites de l occupation actuelle, dans celles de I et
rectil disponible el des crédits législatif! « in mémo temps, 1 envoi des troupes destinées pour Bone était lui pendu
mire ordre, ai étrange, si peu attendu, jeta le mare