‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 84 sur 220 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

était comblée de part el d'autre: la lutte prit mi caractère décisif. Alors vous eussiez vu. spectacle accusateur des institutions plus que des hommes! les deux principaux personnages de l'État réduits à se disputer le cœur du monarque, s'empresser autour de lui. deviner ses désirs, faire assaut de propositions dont le prétexte du bien public colorait à peine le sens véritable. Pour témoigner de sa sollicitude à l'égard tic la personne royale. M. Mole avait voulu se faire accorder le droit d'éloigner de Paris les citoyens suspects: à son tour. M. Guizol demanda qu'on traînât devant la juridiction exceptionnelle de la Cour des pairs le Courrier [murais, coupable, suivant lui. d'outrage au prince. Portée au Conseil, la mesure j parut grave : el . comme 1rs avis se montraient partagés, on raconte que le roi se répandil en plaintes éloquentes sur ce qu'on le livrait désarmé à la fureur des partis, lu tel éclal semblail faire pencher du côté des doctrinaires la faveur royale : ils se réjouii 'eut du sucres de leur tactique, mais ils n'avaient pas toul prévu.

Entre la majorité par qui Casimir Périer el --es successeurs fidèles avaient été soutenus si violemment, el l'Opposition que guidait M. Odilon Barrot, un parti s'était tenue dans la Chambre qui mêlait certaines intentions limailles a une ambition a la fuis impatiente et timide. Dirigé d'abord par MM Sauzet, Passy, Dufaure, il harcelait sans ménagement l'ancienne majorité, dont il s'était détaché, el néanmoins il n'en différait pas d'une manière sensible. Car il se bornait à vouloir qu'on apportât un adoucissement aux lois de septembre ; qu'on accordât un

peu plus d'aire! d espace aUX Opinions extrêmes ; que la

main du roi se fil moins sentir dans les affaires publi-

ÎOB HISTOIU H NX ms.

quflfi ; qu'on opposât des mesures d'oubli et de clémence à L'opiniâtreté des ressentiments, bruit de tant de révoltes armées. L'avènement il<- M. Mole au ministère, le fi septembre, sen il à donner de la \ ie à cette coalition de froids agitateurs H. rhiers, qui avait besoin de leur appui pour luérir le pouvoir, n'hésita pas à se rapprocher d'eux. -<• m leur chef, leur donna un nom. — celui de Centre et leur communiqua ce qu'il j avait en lui d'inquiétude belliqueuse, d'honorables caprices, de <lisl >• •— 1 1 1 • ut enfin à braver par fantaisie l'Europe et le n>i \uim conduit, l<- Centre Gauche avait fini pai peser sur les décisions importantes, <'t. dans toute crise ministéi ielle, il fallait désormais compter avec Un

relie était la division des forces parlementaires, lorsque

li i rise minislériell 'lata. Plus que jamais impénétrable

sous des dehors de bonhomie, le roi chargea M i.ui/oi de la formation d'un nouveau Cabinet, et lui laissa croire que lo ministère du 11 octobre élail encore possible M n/iii alla donc trouver M. de Broglie . qui ac< ueillil la démarche avec une froideur où perçait quelque rassen liment abandonné, au 6 septembre, par un homme qo m avait jusqu alors regardé comme un ami -m . il était toul

nntiei au souvenir de cette eapi le trahison, il ne

refusa pas, toutefois, d'entrei dans la combinaison pro-

|mi s, \i rhiers \ adhérai! Mais M, (iuizol irait il

n'humilier, par un empressement ambitieux et des offres itaiii'iiM's. devant M rhiers, devenu son plus redoutahli<

adversaire, son émule le plus vanté < est ■ quoi il

sentit, cependant, a la grande surprise de ceux qui ooa i. ni le h n h a H ht de son in a. 1ère. Si r«« lui petitesse uideui a n... m m déré du pouvoir ou dignité oou

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