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rageuse, il est dillieile de le dire, l'un et l'autre se pouvant, supposer dans une âme capable de se porter à toutes les extrémités de L'orgueil.
M. Thiersreçut avec bienveillance ce visiteur inattendu. Long-temps ils avaient vécu des mêmes pensées, couru les mêmes périls, une de souvenirs propres à les rapprocher! .Mais aussi, depuis leur rupture, que d'emportement dans leurs querelles el combien diverses leurs alliances! M. Cuizol ayant commencé pardireà son ancien collègue: « Je vous apporte le ministère du 11 octobre. « — Vous m'en apportez le personnel, répondit vivement « M. Thiers, mais non la politique. • Et il l'intern sur l'abandon complet de l'Espagne. Il se rejetait, d'autre pari , sur ses amitiés récentes. \ les dénouer il ne pouvait j avoir pour lui ni profit ni honneur. Chef du Centre Gauche, lui était-il permis de monter au pouvoir en reniant pour les amis de M. Guizol . ses propres amis, ses alliés et presque ses soldats de la veille? Voilà comment M. rhiers motiva son refus. Il en éprouva du i gret, peut-être ; peul être aurait-il désiréque, fournissant quelque honorable prétexte à son dévoùment dans l'embarras, le roi, par une intervention directeet solennelle, I eût sauvédujoug desscrupules.
l.es tentatives de M. Guizol ayant ainsi échoué, une négociation s'entama entre le maréchal Soult, MM. rhiers, llumaun ei Passy. on crut qu'elle réussirait. Il est vrai que M Passj avait peu dégoût pour m. rhiers, dont il avait eu à supporter, dans le Cabinet du il lévrier, la présidence impérieusi . Mais M. Passj ne pouvait craindre, cette lois, nen de semblable, l'âge du maréchal Soult el son illustration militaire lui assignant la première place dans le Cabinet qu'il s'agissait de former.
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i émotion fui donc grande parmi les doctrinaires, el ils n'épargnèrent aux nouveaux candidats ni le dédain ni la raillerie. Ils 1rs montraient iii\i>is sm- presque toutes les questions, quoique unanimes sm- le partage du pouvoir : ils affirmaient que chacun d'eux ;i\;iit réservé quelque ■ hose le maréi haï Soult, la non intervention : M. Thiers, l'intervention : M. Humann, lu conversion des rentes . M. Passy, Uger; et ils ne tarissaient pas d'attaques contre ce qu'ils appelaient ironiquement le ministère des question»
Sur ces entrefaites, M i hiers avait été mandé au Château. Le roi lui lii un accueil plein il<' grAce, et sembla il abord courir au-devant d'une explication franche. - l'ai
deux volumes à l'aire, lui dit M. rhiera un sur la politique intérieure , l'autre sur la politique extérieure», et, comme il n'ignorait pas que c'était mm le second que portaient les plus graves dissidences, il commença par le premier, il exposa que la société s'acheminait vers un étal
de ''il |ui .mioiis.nl une politique moins absolue 5
qu'on mv.iii atteint le but, qu'il fallait craindre de le dépasser; que la ligne .1 suivre était indiquée par le frac
ii'H ment de cette majorité parlementaire, si compacte
et ai inflexible lorsque l'émeute venait pour .hum dire frappei chaque jour aux portes du palais el qu'on était réduit .i lui livrer bataille dans la rue . c|m- le temps des roncessions prudentes était arrivé I e roi parut en i"m
bei d'aï I. et il laissa M rhiera se bcrcei do l'espoir
qu "ii adopterait nés vues; mus. quant k celles qui avaient ii.i 1 .1 li politique étrangère, il on renvoya l exposition .m lendemain. Là pouvait être recueil, >•! m rhiera le tentait tuas! apporta 1 il beaucoup de réserve dans 1 i