‹ Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 3)Chapitre 86 sur 220 · CHAPITRE VII. 2WJ · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. 2WJ

nonce de ses projets. L'intervention en Espagne, telle qu'il l'avait voulue, il l'abandonnait par respecl pour les décisions de la Chambre. Mais il demandait que, du moins, on n'enviât pas à l'Espagne le bénéfice d'un secours naval : qu'on empêchât les vaisseaux russes ou hollandais de porter à don Carlos des munitions de guerre; el qu'en un mot on coupât court au renouvellement du scandale qu'avait oll'erl Bilbao secouru par la marine anglaise sous les j eux de nos bi aves marins, condamnés, eux. à rester à bord, humilies et immobiles. Ce n'était pas trop exiger: et il était assurément bien dillicile que le roi jugeai de semblables mesures comprom sttantes pour le repos du monde. Mais l'Europe croyant, à tort ou à raison, qu'en France le principe de la paix étail réprésenté par Louis-I'hilippe el le principe <\r la guerre par M. Thiers, quelques-uns onl pensé que. pour ne pas paraître vaincu par un de ses sujets, le i"i avait besoin de garder tout-à-fail intacte la politique qui lui était propre el qu'il personniiiail aux yeux des souverains.

Quoi qu'il en soit. M. Thiers se retirant, M. Guizot est rappelé : et. à son tour, il invoque l'appui de M. de Monlalivet. Ce dernier étant de la part du roi l'objet d'une prédilection particulière, son alliance, pour les doctrinaires, étail un danger mais une force. Vussi apprirent-ils avec satisfaction qu'il semhlaiî se prêter do bonne gi Ice aux avances de M. Guizot. el qu il s'était horne à demander vingt-quatre heures pour réfléchir. Le roi, de son coté, a va il paru charme de la combinaison. I.l pourtant. M. de Monlalivcl linil par déclarer qu'il ne pouvait acceptera présidence de M. Guizot. les doctrinaires en conçurent un violent dépit: el l'on assure qu'à ce sujet v. li

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m Dacbàtel B'emporU jusqu'à dire, dans on langage plus spirituel tjiu- mesuré . ■ Le roi a deux manieras de bouu nef m. de Montalivet. Quand il le Bonne d'une façon, il « rient; quand c'est il«' L'autre, il s'en va. * <>r. pendant que l«'s intrigues se croisaient »!«' la Borte

autour du Ur le public Be perdait en conjecturas sur les

causes, sur la dorée de L'interrègne ministériel. La | Bourrissait et déjouait par mille récits changeants la curiosité des oisifs. \ la < hambro, plus de discussions suivies; icuit débat languissait : la parole découragée des orateurs tombait dans le vide, et chacun s'inquiétait du pouvoir absent. Enfin, dans la séance du 15 avril 1837 , M. Guizot, en allant reprendra, au Centre Droit, s;1 place de simple député, apprit i Bas collègues qu'un dénoùment venait d'être donné i la crise, Deux listes, en effet, avaient été

curremmenl présentées au roi rime par M Guizot,

l'autre par m Mole. La première portail le- ia de

IUl.de MontebeUo, Guizot , l)i tn.de Rémusal i

coude assignait \a présidence </<i Conseil <i le déparlement ■ . ■ rieuret ■> N' Mole . la justice et les cultes- .i m Barlhe; l'intérieur à M. de Montalivet; l'instruction publiant i m de Salvand) ; les finam u i M. I acave I ■ c. Ce lui poui celle-ci que !<■ roi se dé< ida l Ile lais s;iii le ministèradca rrm aux publia i M, Martin du N le portefeuille de la marin* a m de Rosamel, et chassait du Pouvoir le parti doctrinaire, frappé dans la personne ■ i.- mm Uuizo irin '-i Dui hàtel

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