Cette convention ne porte | alnre lia M
Talleyrand, qui avail consenti à aotre exclusia gnataires sont MM. Palmerston, Erterhaiy, Wewemberfr,
Bulow . Li.'wu. Mataa i'iet.
cette longue querelle allait dépendre la pa La I
générait- des délibératioi ■ trouvait donc natu-
On se rappelle le traité des 24 article! : il rallement soumise à l'humiliation de çaran-
avait résolu les question oommeroiale et financière en laveur de la Belgique, et la question territoriale en faveur de la Bollande.
C'est qu'en effet, ce traité n'était dirigé ni contre la Hollande, ni contre la Belgique: il était dirigé contre la France. Ne pouvant rayer de l'histoire les révolutions de juillet et de septembre, les monarchies européennes avaient voulu faire revivre, sous une autre l'orme, la pensée qui présida en 1815 à la formation du royaume des Pays-Bas ; et c'était pour nous opposer, au nord, une double barrière, qu'après avoir proclamé la neutralité belge, elles accordaient au roi de Hollande , non-seulement une partie du Luxembourg et la rive gauche de l'Escaut,
Frédéric- ('.milan me III. ■
nniis encore une partie du Limbourg el Maastricht, en un mot nu établissement son
lide le long de la Me use.
Lord Palmerston.
tir, conjointement avec les quatre grandes Cours, l'exécution d'un traité qui avait pour but de la tenir en tutelle t.
L'obligation lui en fut imposée par le traité du 15 novembre 1831 qui reproduisait les 24 art ici. 's, en les plaçant sous la garantie des cinq puissances signataires^ et qui pres-
1. Plus on réfléchit a l'insolence île lotte combinai plus on s'étonne qu'elle ait obtenu l'a I très et la signature de notre ambassadeur. On 1 que nous avons dit de la n M. de rand
s'appuie but les preuves les plus
sont dos documents i N .-ours
de Talleyrand i cilar un -
dans un esprit manifestement hostile a la Fra. .
- de civilisation que la Prance ri I me, "n refuse de voii ie de pro-
tocoles un irrécusable tem •■ do celui
qui lej . il faut admottro que M. d<
leyrand s'est rendu ooupable envers son paya dunad trahisons que rend mvraisemblables, sinon l'excéa do leur bassesse, du moins l'excéa de leur effronterie.
LOUIS BLANC
erivait que le traité serait ratifié dans le délai de deux mois.
Le traité des 24 articles donna lieu, dans la Chambre des représentants en Belgique, aux débats les plus passionnés. Il fut accepté, néanmoins, comme on accepte la loi du plus fort. Aussi la ratification de la Belgique fut-elle pure et simple. Il en fut de même des ratifications de la France et de l'Angleterre; mais, sur l'ordre formel du roi Guillaume, les plénipotentiaires hollandais à Londres protestèrent contre les décisions dictatoriales de la Conférence.
Dans leur note du 14 décembre 1834, les plénipotentiaires hollandais, MM. Falck et Van Zuylen-Van Nyevell, commencèrent à reprocher à la Conférence de s'être mise en opposition avec le protocole d'Aix-la-Chapelle1. Ce protocole avait déclaré « que, dans « le cas où un congrès de souverains ou de « plénipotentiaires aurait pour but des f objets se rattachant d'une manière spéciale » aux autres intérêts de l'Europe, ce con- « grès n'aurait lieu que sous la réserve « expresse des souverains d'y participer di- « rectement ou par leurs plénipotentiaires. » Or, qu'avait fait la Conférence? Elle avait, d'abord, admis l'ambassadeur du roi de Hollande à prendre part aux délibérations communes; puis, et après quelques réunions, changeant tout à coup de système, elle avait mis à l'écart les représentants de la Hollande, s'était contentée de recevoir d'eux des communications écrites. Etait-ce là cette participation voulue parle protocole d'Aixla-Chapelle? Les plénipotentiaires hollandais se plaignaient ensuite, comme d'une atteinte flagrante portée à l'indépendance de leur souverain, comme d'une violation du Code des peuples, de certaines clauses du traité qui ne tendaient pas inoins qu'à donner à des étrangers droit d'iuspection sur une rivière de Hollande, qu'à faire exercer le droit de pêche par des sujets étrangers, qu'à confirmer aux Hollandais, comme si tétait chose douteuse, le droit de naviguer
t. Eu date 'lu 15 novembre i^ir».
dans leur propres rivières, etc.... En résumé, les signataires de la protestation revendiquaient le cours de l'Escaut, à partir d'Anvers ; repoussaient la participation des Belges à la navigation des eaux intermédiaires entre l'Escaut et le Rhin; déclaraient n'adhérer au partage des dettes que sous la condition d'une capitalisation, et en appelaient du traité des 24 articles à celui qui, le 27 janvier 1834, avait fixé les bases de séparation4.
Au point de vue des règles et des lois de la diplomatie, rien n'était plus raisonnable, plus fondé, que cette protestation de la Hollande. La Conférence y répondit par des sophismes sans dignité a. Pour ce trui était du protocole d'Aix-la-Chapelle, elle prétendit « qu'il ne contenait rien de relatif à la forme des délibérations, » subtilité vraiment misérable ! car, en attribuant aux souverains intéressés le droit de participer au congrès directement ou par leurs plénipotentiaires, le protocole en question avait eu évidemment pour but de ne laisser aucun intérêt sans garantie. La Conférence ajoutait que les 24 articles ne présentaient que le développement des bases [de séparation. Et ici encore, la Conférence trahissait la vérité ; car, par exemple, le traité des 24 articles partageait le Luxembourg entre la Belgique et la Hollande, moyennant une indemnité territoriale accordée à la dernière, tandis que dans le traité des bases de séparation, il était dit expressément, article 2 : « La Belce gique sera formée il'1 toul If reste des « territoires qui avaient reçu la dénomina- « tion de royaume des Pays-Bas, dans le « traité de l'année 1831, sauf le grand duché « de Luxembourg, qui, possédé a uo titre a différent par les princes <!<■ la maison de « Nassau, faii ci continuera à taire partie de « la Confédération germanique. » Il est
vrai que l'article i avait prévu le cas où. les
i. \..t.' adressée I lu Conférence par Kalck <>t Vai Zuylen Van Nyevell, le 14 décembre L831.
2, Réponse de la I I ondrea am plunipo-
tentiairea hollandais, ■■ Bsem -
berg, TaUeyrand, Palmerston, Buiow, Liéven, Maïuszel datée du 4 janvier
deux pays possédant des enclaves dans leui territoires respectifs, il y aurait lieu il des arrangements propres à leur assure? une
entière coutiguïté de possessions; mais dès que ces arrangement don! la portée, du reste, n'avait pas été prévue, aboutissaient à un remaniement absolu des bases adoptées, que signifiait ce mot hypocrite de développement opposé par la Conférence aux réclamations du roi Guillaume*.
Quoi qu'il en soit, l'énergique résistance de ce prince eut pour premier résultat de plonger dans une longue hésitation la Russie, la Prusse et l'Autriche. Jusque-là ces trois Puissances avaient combiné leur action avec celle de l'Angleterre, parce que, pour elles comme pour l'Angleterre, la pensée cachée au fond de tous ces débats était une pensée hostile à la France. Mais, pour obéir à la commune haine, pour nous créer au Nord des obstacles suffisants, il avait fallu sacrilier en partie les intérêts du roi de Hollande, les sacrifier au nom du principe révolutionnaire. Et, sur ce point, la Russie, l'Autriche et la Prusse, commençaient nécessairement à se séparer de la Grande- Bretagne. Pour celles-ci, la question était bien simple : elle consistait tout entière à contenir la France. Pour celle-là, au contraire, la question était complexe : elle consistait à contenir la France, sans toutefois donner trop complètement raison au principe révolutionnaire, en soutirant que, par suite des journées de septembre, on abaissât outre-mesure cette royauté hollandaise que les traités de 1815 avaient enfantée, que le principe de la légitimité protégeait, et qui faisait partie de la famille inviolable des monarchies européennes.
Lesprotestationsdu roi Guillaume avaient donc pour les Cabinets de Saint-Pétersbourg, de Vienne el <le Berlin, une Bignifi-