‹ Histoire de dix ans, 1830-1840Chapitre 7 sur 159 · Tous les ministres furent unanimes sur la nécessité des · texte numérisé non relu

Tous les ministres furent unanimes sur la nécessité des

ordonnances el sur le droil de les rendre. M. de Ranville. Beul, désirail qu'on en ajournât l'exécution de quelques semaines. Ce n'était qu'une question de temps.

Note manuscrite de M. de Polignac.)

lité était le but que M. de Polignac s'était proposé. MM. d'Haussez et de Chantelauze avaient presque fait de l'adoption des mesures les plus vigoureuses la condition de leur entrée au ministère. Mais, sur l'opportunité du coup d'Etat, M. de Guernon-Ranville éle-

L'amiral Duperré (Procédé Monlaltij.

vait plus que des doutes. « Les élections. « disait-il, ont prononcé contre nous. N'im- « porte. Laissons la Chambre s'assembler. « Si, comme il est probable, elle refuse son « concours, il restera démontré aux yeux des « peuples que c'est elle qui rend le gouvei - « nement impossible. La responsabilité d'un « budget refusé ne saurait peser sur la Coûte ronne. Notre situation alors sera bien plus « favorable, et nous pourrons aviser bien plus « aisément au salut de la monarchie. »

M. de Guernon-Ranville avait une facilité oratoire qui lui permettait d'affronter les débats de la Chambre. Ces motifs n'existaient pas pour ses collègues. M. de Peyronncl n'avait rien d'entraînant dans son Langage. M. de Chantelauze était animé d'une sorte d'ardeur maladive qui supportait malaisément la discussion. MM. de Polignac, de

Lecture du Moniteur au Palais-Royal '. (P. 27.)

Montbel, Capelle, (l'Haussez, n'étaient pas hommes de tribune. Ces considérations avaient prévalu, et on était décidé à prévenir la Chambre, lorsqu'eutlieu, le 24, la réunion des ministres.

La première question qu'on y agita était relative au mode électoral à établir. M. d'Haussez n'approuvait pas le travail préparatoire de M. de Peyronnet. Il pensait que, puisqu'on voulait s'affranchir de la légalité, il fallait le faire plus complètement et plus hardiment; qu'il était tout aussi dangereux et moins profitable d'altérer le système électoral que de le détruire; que les riches, nobles ou bourgeois,

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