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évidemment ni portée, ni avenir. Mais ce qu'il y eut de plus extraordinaire, c'est que M. de Talleyrand atteignit, du coup, aux dernières limites de sa renommée. Dans une œuvre qui était loin d'être la sienne, on ne manqua pas de voir le résultat de ses profondes méditations, le couronnement des travaux de sa vie diplomatique. Or, on lui avait fait dans la négociation une part si humble, si tardive, si conforme, en un mot, à sa médiocrité, que Louis-Philippe eut un moment le dessein d'en témoigner son humeur à M. de Miraflores, quand il fut question de décerner aux signataires du traité les distinctions honorifiques d'usage !
Au reste, cette alliance anglaise dont on lui attribuait, avec une emphase aussi niaise que mensongère, le mérite d'avoir formé les nœuds, M. de Talleyrand ne la prenait" pas tellement à cœur qu'il ne fût disposé à la sacrifier, aux premiers mouvements de son orgueil offensé ; et nous le verrons, dans la suite, fouler lui-même aux pieds ses prétendus titres à l'immortalité, tout simplement pour tirer vengeance de lord Palmerston qui s'était plu à le faire attendre une heure dans son antichambre !
Élections du mois de juin 1834. — Secrètes dissidences dans le cabinet. — Lutte sourde entre U' maréchal Soult et M. Guizot. — Divisions dans le Conseil au sujet de M. Decases ei du duc de Bassano. — M. Thiers abandonne le maréchal Soult, — Le roi, M. Guizot et M. Thiers au château d'Eu; le roi consent à la retraite du maréchal Soult et à son remplacement par le maréchal Gérard. — M. de Sémonville sacrifié au duc de Decazes. — Débats dans le Conseil sur la question de l'amnistie. — Dissidence entre M. Thiers et le marécha Gérard. — Le Conseil se prononce contre l'amnistie; pourquoi, — Retraite du marécha] Gérard. —Grisa ministérielle : intrigues diverses. — Combt* aaisou proposée par. M. Thiers. — Le roi la repousse, en haine de M. do Broglie. — Dissolution du Cabinet.— Scènes étranges qui en sonl La suite.— Ministère des trois jours. — De quelle manière il tombe; jugement qu'en porte le roi. — Le ministère précèdent revil sons la présidence du maréchal Mortier. — Interpellations à la Chambre. — i >rdre du jour motive.
La Chambre des députés avait été dissoute au moment où la session venait d'expirer.
et on avait dû procéder i des élections nouvelles. Or, le résultat n'en pouvait ètW dou-
L'ARMÉE FRANÇAISE SOUS LE RÈGNE DE LOUIS-PHILIPPE
D'après la Galerie militaire d'Auhry. 183n)
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