CHAPITRE
lOT
rieur par le dévoûment à ces guerriers de l'ancienne Rome qui se dévouaient aux dieux infernaux, lui, dans un but héroïque et avec une magnanimité farouche, il avait voué son nom à l'exécration des siècles à venir, il avait été de ceux qui disaient : « Périssent nos mémoires, « plutôt que les idées qui feront le salut du monde » 5 et il s'était rendu responsable du chaos, jusqu'au jour où, voulant retenir la révolution, qui se noyait dans le
membres, soitenlenr procm^nt da travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.
1 1 . Les secours indispensables à celui qui manque du nécessaire sont une dette de celui qui possède le superflu. U appartient à la loi de déterminer la manière dont cette dette doit être acquittée.
12. Les citoyens dont les revenus n'excèdent point ce qui est nécessaire à leur subsistance sont dispensés de contribuer aux dépenses publiques ; les autres doivent les supporter progressivement, selon l'étendue de leur fortune.
13. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l'instruction à la portée de tous les citoyens.
14. Le peuple est le souverain ; le gouvernement est son ouvrage et sa propriété; les fonctionnaires publics sont ses commis.
Le peuple peut, quand il lui plaît, changer son gouvernement et révoquer ses mandataires.
1 5. La loi est l'expression libre et solennelle de la volonté du peuple.