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bommes de serrice, et le remirent ensuite aaxaiitresrcoloniels, qui, sur toutjô Itt ligni3f seFcdOTèrentà b tèteiktImra'iriHipesi à^ pois le camp de Bouges jusqu-À Jfamur.
Quatre geuérainL cfaoistSr par J-tnnoe; pw^^ taient les coins du pdâlef.; Qéi a^jaititeiièlu: don Juai» de ses arihés^^et {Jacé^rat. 9ft;léte kl couronne des duosde Bôurgogne(3)..En arvant, et à quelques; pa^ du Ut d%(»ineur^ mardhait un rég^inièiit^ -arec fesi.^isdçnes renyersees ; Famèse siiivipt }e oorps.de Jàosi dncle, ,dt ne poumt/détoui^ner cte eelfq froide pôus^re <se&^ i«igardsi bdgnés: i de lanmes. i Les raagiskrafs et le ipeNple de K^ imar )^i|irent afiix portes i de AaD.Ville isahior tes rest^ du grand hoiilitié;fîfa)raccoinpa-» gnèrent ««suàe jufiqofà.lsi cat^ùâlrëlei, im r<mfitses^obsèqués« . , jn »:
Vers le cofiomeiiceibeiiS d» noTemknne)^
dan Gabriel Nngno'de Ziuiiga, grand écuyer de don Juan , passa par la France avec d'autres officiers du prince, qui retournaient en Espagne* Quelques dievaux de main portakntle bagage* Un seul cayalier avait «ttache deux petits sac&de cuir sur le devant <le sa selle, et ua troisiènae, un peu plus grand, auHtesgus du porte^manteau : du reste, il Msait parde de la suite , el: m retirait le soir assez tristement avec aes compagnons. Quand cm demanda, sur les frontières d'Ëqpagne, ce que renfermaient ces trois sacs , le cavalier répondit, en san^ glotant, quHl était chargé d'un précieux dépôt, qu'il rapportait dans sa patrie les restes de don Juan d'Autriche* Car c'était, en eiffet, son corps qui voyageait avec les bagages ; réduit maintenant à une si petite place, après en avoir occupé unç si grande
dans le monde. On avait ôté toutes les chairs, et détaché, à leurs jointures, les os des \)ns , ceux des cuisses et des jambes, et la tête même, et la poitrine. Deux ans s'étaiœt à peina écoulés, depuis que don Juan, dans toute sa force et dans toute sa gloire, trayersait la France pour se rendre en Belgique : cette fois encore il y passa secrètement ; mais quel retour, grand Dieu ! quelle profanation ! et combien les grandeurs touchent de près au néant !
Il est Trai qu'aussitôt après Tarrivée du grand écuyer à Madrid, on s'occupa de rejoindre avec des fils de laiton les ossemens dispersés de don Juan. On pare ce sque»
lette des habits du prince, on le couvre de ses propres armes, on lui met à la main le bâton de général; et, dans ce lugubre appareil, il est présenté au roi , et le roi sup-
porte ce terrible spectacle! Du moins Tibère ne den^anda point à voir les cendres de Germanicus! La cour eut la permission de rendre au prince ses hommages, et pendant trois jours elle put satisfaire ou ses regrets ou sa curiosité. Les restes de don Juan, honorés de deux funérailles , furent, ensuite portés à lIEscurial, dans Téglise de San-Lorenzo, auprès de Fempereur Charles^uint.
Ce prince mérite sans doute de grands reproches, mais il a détruit à Lépante la marine ottomane , il a tendu à la Grèce une main secourable, et conçu le hardi dessein de refouler les Turcs en Asie (3). Il voulut ensuite jeter à Tunis les fondemens d'une domination chrétienne , qui eût donné un nouveau cours aux destinées de vingt peuples, et porté les lumières de la civilisation dans la plus belle partie de l'Afrique. Com-
bien de prinees , ennemis des libertés publiques, après avoir TioLé les lois et leurs sermens, ont pu se flatter d'offrir au monde de si nobles réparations? Don Juan, sur le trône d^Ëspagne , eàt accompli ces grands desseins ; et la Grèce , depuis long-temps replacée au rang des nations , bénirait au«jourd'hui la mémoire de son libérateur»
R^retter qu'un prii^ce n'ait poîj^ régné , o!est lui rendm un asse& bel hommage.
nN DU LITRE CINQUIE»E ET DERJUER.