‹ Histoire de Don Quichotte de la Manche (volume 2)Chapitre 150 sur 191 · PARTIE I, LIV. IV, CHA>. XLII. 3o · texte numérisé non relu

PARTIE I, LIV. IV, CHA>. XLII. 3o

OU ne le voulut pas faire. Et lui continilant son discours : Ce qui m'oblige de vous dire, cela, monsieur, ajouta-t-il, c'estcjue si après que nous aurons bien couru et bien fatigué i et pa^sé mille méchantes nuits, et de plus mauvais jours, il faut qu'un fanfaron de taverne vienne jouir du fruit de nos travaux, je n'ai qup faire de me presser de seller Rossinante et le palefroi de la reine , ni vous de battre le buisson dont un autre prendra les oiseaux ; car il aéra bien meilleur que nous demeurions en repos jejt li^$$êr courir après le bon sort celui qui en ftiiraen^^ie* .

Qui m'aidera eh cet endroit à représj&n4;er k« colère de ^on Quichotte, quan4^il entendit Kin-î soient discours de;5on écuyer,?ellé fut si grandie,: que jetant le fëu pai* les yeux , jet un pegardpleia de fureur sur Je misérable San^hp, il lui dit d'un, ton impétueux , .et en bégayçiijtt de< rage.: Veillaque, scélérat, brutal; impudent,, téméraire: et injurieux blasphémateur Us-tu bien l'effronte^ift de dire de semblables :chose6i en ma préâeiicev et devant ces illustres daities ? eOteiment pae^rlu: former dans ton imaginatioiJ^des^n^éesîâ'dé^. testables, et un <^$i^in^ilpl^n d'suiiddci&et.de téméritéJ sors, dmnai .prést^DlCÊt, jtoonstrei ijrfjrwf)

ture, cloaque 4e;inenâong0syte^ga5iiî:^efouçbert

ries, arsenal de maljce :,.fourj»eau 40 niéèJtojÇ^ei)

tés, triple organe d'extrav^^ndesiSjcandftlenses,.

3o6 BCJK QtJICHOtïE.

et perfide ennemi de' l'honneur et du respect qu'on doit aiix personnes royales ; ne parais jamais devant moi; sous peine de mon indignation , et si tu ne Veux (Jue je t'anéantisse , après t'avoir fait souffrir tout ce que la fureur peut inventer d'effroyable. En disant cela il fronçait les sourcils y il s'entiait les naseaux et les joues , portait de tous côtés des yeux menaçans , et frappait du pied droit de grands coups en terre , marques vîsibléB dé l'épouvantable colère qui échauffîiit sè* etiti^aillès.

A cediSGOut^i^ terrible, et cette fûrieute contehame \ le pauvre Sànthô fut fisaîsî de • tant de frayeuf, etdeitidôrà^si éperéu^ qûè Beneifgeli ne craint pa^ de dii* qfû'il eût VùUlû deboii cœur que la terrfe se fïtt; «ôuv^te pot(r l^engloutii^ ; et ne sachant qûenfâtre a-vrti^echôsiî , 4l tourtia donceitient ies^î^^tes^, ^et s^éloigna de la présence de son maître.fMâis là sage Dorothée, qui avait assez étttdiéîdon Qùichc^tte ^poûV le Men Connaître, lut dit pourl'udo^oifi^: Ne vous fâcher point, sràgtteur ohevàiifer delà ïriste-ï'îgurè , pour les sottises qûe-î^ié^lde-Àîre votre bon écuyêr, ôar peuib^étte^Ai^i^s^â^^li pas 'dites sans raisons, et O«'d^t-jug0f^*eflâ^bonté;de soiî Aatur^l, et de sa eottàâ^ii<ie i «qfft'iJ?^'â pas besoin de k^endre débité de cteur «n'^tétnodgnage désavantagetix à la Tépùtsali)dn de persoime. Ainsi il faut croire

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