PARTIE II, LIV. VII, CHAP. L. 2i
lier de corail au cou , et les lettres à la main , et rencontrant mut hasard le curé et Samson Carrasco, elle se^ità dansée et à sauter, en disant: En bonne foif^ c'est à présent que nous n'avons plus de pauvres pallms , nous avons ROl||e part des gouvememens aussi bi w que les autres ; et ^'elles y viennent à cette heyre nous mépriser, lis demoiselles àe village, elles trouveront à qui parier! Quelle ^^Mp^ «on|^ce*donc que ceci, Thérèse ? dit le* c«re ; d'où vient cette grande joie, et ooel papier ave^vôus^à? Il n'y.^utre folie , répondit Thérèse , sinoQ que voilà des lettres de duchesse et «de gouv^neury-it Ic^chaj^let que j'ai au cou est dé* fin corail ^ les grains sont Ai, bon or, et* je 'suis gouvemeuse. Nous vous entendrons qugnd il plA:*a4 Dieu , dit Carrayo, Vnais pour l'heure il n'y a pas*moy«i de deviner. Vous l^lez voir tout-à-l'heura, repartit Thérèse , 4îsez seulqpient ces lettms. Le curé les lut tout haut , et lui et Sam^n étaioixt enéDre pluê étobnés qu'auparavant, çt «Y poj^aient rien comprendre. Cairasce demanda ^i av«it apporté ces lettres,. Venez-vous-en à la maison , dit l^érèse , ^ tous verrez le m.ej^er , qui est un jeune hô]pime*p]q$L beau que le jour, et qui m'ap- •Çortebieiï d'autres ^résens. ^
ije*aiiré prit let:hapelét, et le considéra trqis ou quatre fois , et reconnaissant qu'il était bon
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et de prii^, il tie pouvait revenir de scwti étonnement. Par Thabit x^e je porte ^ s'écria-^;-!! , je n'y comprraids lien : le présent est bon- et de conséquence; et voici une duchesl^ qui demande du gl4|d *par sa lettre , colftiioe sî c'était une chose rare, et qu'elle n'en eût jamais vu! Blffeetiven^ent cela ^ itizarre, dit Garras(;o : mais allons voir le messager, nous apprendrons ce que ^la veut dire, fis s'en allèrent afvec Tlié» rèse/ qu'on eût dit ^ que la joie avait rexidse folle , Aux plaisantes choses qu'elle IfBir ^sait. Ils virent en entiint le page qui criblait de l'avoine pour sbn cheval , et la petite Sancha qui coupait du jambon pour en faire une omelette. Le page leur parut de bonne mine et en bon équipage, ef' s' étant l^ues les pn« et les autres, Gsurasco lui Aemanda des nouvelles de d^n Quichotte et de Sancho , disant (fae les lettres qu'ils vendent de lire ne faisaient qmp les emlmTas^ *r , et qu'ils n'ententl^ient rien au gouvernement de Sancho , et surtout à cette île qi/on lui avalit donnée^ puisque toutes celles de la Méditerranée apj^artiennent au roi d'Espagne.
Messieurs , répondit le page , il n'y à rien â^ plus vrai que le seigneur Sàncllo est gouyemétar, mais que ce soitHpi'unê lie #u d'acutrè* chose , je n'«n dirai rien : en un mot , Vest une ville Me plus de miMe habitans; pour ce qui «est du