PARTIE lï , XIV. Vn , CHAP. LI
Le secrétaire cacheta la lettre , et fit partir le courrier-;, cependant ceux qui étaient là , de la part du duc , résolurent âe mettre fin au gou- Ternement de Sancho }• et lui passa Taprès-dînée à faire des ordonnances pour la pofice et touchant le gouvernement de son île. Il défendit de tenir cabaret, laais il permit de faire venir du yin de qud côté on voudrait, pourvu qu'on déclarât d'où il était, afin qu'on y pût mettre le prix suivant la bonté et l'estime qu'on faisait du cfu, ordonnant que celui qtifî mêlerait de l'eau , ou le dirait d'un autre endroit , serait condamné à la mort.' Il modéra le prix de toute sorte de chaussures , et principalement celui des souliers; qui lui semblait excessif. Il taxa les gages des valets , à qmi il trouvait qu'on donnait trop. Il y eut de grandes peines contre CQ^ul <jui chanteraient publiquement dcis chgnsons trop libres. Il défendit qu'aucun aveugle se mêlât de chanter des miracles dans ses chansons , à moins de produire des témoins authentiques de la V4rité diA miracle, car il lui semblait que la plupart étaient inventés, et fsiisaient tort aux véritables. Il créa un archet des pauvres, non pas pour les chasser, '^mais pour examiner s'ils l'étaient véritablement, parce qu'en feignant d'être estropiés, ou de tomber du hajit-mal, on ne voyait que des coupeurs de bourse et des
ivrognes. En un mot il fit des ordonnances si équitables et si utiles, ou^on les observe encore aujourd'hui dans ce lieu-là', et on les appelle les Constitutions du grandgauMrneurSancho Ponça.