‹ Histoire de Don Quichotte de la Manche (volume 4)Chapitre 145 sur 248 · CHAPITRÉ LVII · texte numérisé non relu

CHAPITRÉ LVII

Coifainent doft (^chotte prit congé da duc, jet de ce. qui îvd airiva aVec là beI)r«^itiaidore, demoiselle'de la duchesse.'

Don Quichotte, ennuyé de cette vie. oisive qu'il' menait dans lé château^ et qu'il trouvait si opposée à la profession de la chevalerie étrante , et a*aigilant enfin de rendre un jour un compte a Bieu d'un temps qu'il perdait si«niltilement ^ . et qu'il devait aux besoins des misérables , se résolut de partir, et demanda congé à leurs excellenceSi Ce ne fut pas sans témoigner du déplaisir 'que le duc *y consentit; mais eilfin il se rendit aux'JNsiis(Mis du chevaflier, et lui dit (Ju'il ne le retftnaft pluSi La * duchesse «donna à Sancfaô la lettre de sa femme, et la lui ayant fait lire : Qui est-ce qui aurait jaKnais cru, dit-il la larme à l'œil , que les es|)érahces que mon gouvernement doiinaif à ma femme , s'en iraient en fumée , et que )t me verrais encore une fois«à la quête des misérables aventures de* mon montre? mais il faut se consoler de tout , et enclore suis-je bien aise de voir que Thérèse a fait son devoir en envoyant du gland à madame la duchjesse : si elle ne l'eftt pas fait , je ne l'aurais jamais regardée de T. IV. 19

bon œil , et au moins ne dira-t-on pas quef le présent vienne des monopoles que j'ai faits , puisqu'il vient de chez nous, sans que j'en susse rien ; et encore qu'il soit petit y il fait toujours voir que nous ne sommes point ingrats; car enfin , à petit i&ercier , petit pai^ef : en effet , j'ai entré nu dans le gouremement, et nu j'en sors j et je puis dire en conscience qu'on n'a rien à me reprocher : erfcore une fois , je suis né tout nu , et tout nu je me trouve ; ai je n'ai riçn perdu , je n'ai ri,en gagné, et hors la barbe et les dents , me voilà coqune ma mère m'a mis au ntioode* . Yoilà le discours que fai^t Sancho le jour de son départ ; et je le ra]|^[>orte 9 non tant à cause de la gravite des paroles , que parce qu'un historien ne doit rien oublier. Don Qirichotfé , qui avait la nuit pris congé du duc et de la duchesse y voulut partir de grand matin^, et à soleil l^é , il parut tout armé dans la cour du château , dont les galeries étaient pleines de gens qui le regardaient, jusqu^au duc mémequf le voulut voir partir, Sancho était sur le grisou avec sa mallette et son bissaç, et resjmt plus content qù'^m ne oroyait , parce que Fiittendant du duc lui atait donné , deux cents écus d'or pour fournir aux frais de leur voyage , ce que don Quichotte ne savait point encore. Comme tout le monde était là à regarder don Quichotte / la giaillarde Alti-

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