PARTIE n, lilV. VIII, GHAP. LX. ^Sg
était iiieapable de cdnsorlatîon. £h hieiï, tf oellè; s^écriait-^elle, es'^tucimtenie, ta rarge doit être adsoutie, ton amant iie saùraft phfe être à iin autre; mais, malhèqrense !'t!u tÉ prives: tôi*méme de ce ^e tù ahîiaië, et ta |à1ousie met au tôm*^ beau celui cpii: ne vivait qàfe ^ùr toi t ihefûrs ; loiséraible ^ ùietés de honte dé survivre éâcore A un époux fidèle l meairs de douleur et de dé^s* poir d'avoir été destinée pour faire tm doup si funeste, et d'être devenue l'objet de la vengeance de Dieu et des hommes! Hélas! fidèle aYuant, ajouta-t-^Ué en embrassant tendrement don Yin-^ cent, fant'-îl donc que je te perde, et ne nous somiâes-nousl réunis qu^- pour avoir la douleur de nous voir séparés pt>ur jappais ! ^
Pehdaat que Fiikfortunée Claudia faî^it Ces pitoyables plainl!es:, les; valets de ^n Vincent fonîaieiit en larmes; et Roque lui-même v qui Ratait pa» accoutuiné à.pkurer, en avait les yeux tout mbuiUés , et ne partisdâit pas mbiï^s af]$gé que les autr^.
Enfin Ilo(]^e ordonna aui valets de don Vili* cent de porter le corps de leur maître à la maison de^son père y^qui était tout proche. Et sït^ï qu'ils furent partis , Claudia lui dit qu'elle avait dessein de se re*tirer du 'monde, et qu'elle allait se renfermer dans un couvent f dont Tabbesse était sa tante. Roque la loua du parti qu'elle pre-
nait, et voulut raccompagner, l'assurant qu'il défendrait son père contre les parens de don Vincent , elR contre tous les ennemis qu'il pouvait avoir ; mais die le remei^cia de ses offres \ et partit tout éploree. Roque alla chercher ses gens où il leur avait dit de l'attendre;. il trouva don Quichotte à cheval , au milieu d^ux , qui tâchait par un sage discours de leur faire quitter une manière de vie si périlleuse pour le corps et pour l'âme : mais comme c'était la plupart des Gascons, nation grossière et farouche, ils ne faisaient pas de cas de ce qu'il leur disait, et se moquaient de lui. Roque demanda à Sancho si on lui avait rendu tout .ce qu'on lui avait pris. Jl répondit qu'oui, hormis tfois coiffes de nuit, qui valaieint trois bonnes villes. £h, ^que diable est-ce que tu dis là , paysan ? dit un des bandoliers , c'est moi qui les ai , et elles ne vàle;ii^ pas dix sous. Cela est vrai, dit^on Quichotte, mais mon écuyer les ^time beaucoup à cause de la personne qui me les a données. Roque fit rendre les coiffes comme le reste , et ordonnant ^ ses gens de $e mettre en haie ^ il fit apporter devant luj to^t ce qu'ils avaient pri» de pierreries , d'argent et de meubles depuis le dernier partage qu'il avait fait; et après avoir eiaminé le prix, et réduit en argent ce qui ne se pouvait partager, il distribua le tout à sa compagnie, avec