PARTIE n, LIV. VIII^ CHAP. LX
SAnté » que de coRoiatPe la maladie , et de Toir le m^ade disposé à prendre les remèdes nécessaires ; TOUS êtes malade , tous connaissez TOtre mal, ayest recours à Dieu, qui est un médecin infaillible : il ne manquera pas de tous donner des remèdes qui tous guériront à la fin ; remèdes qui agissent d'autant plus s&rement , qu'ils trouvent une bonne nature et une bonne déposition : un pécheur éclairé est bien plus près de s'amender qn-ùn idiot, parce que- discernant mieux le bien d'atec le mal> il a honte de ses propres Tices; au lieu que l'autre^ arret^Ié de son ignorance, n'agit que par instinct, et ne craint pas de s'abandonner à ses passions , dont il ne connut pas le danger : courage donc, seigneur Roque , tous avçît de l'espritet de la prudence ; senrez-Tous de tos lumières , et espérez . de l'entière guérison de Totre âme ; mai§ Toulez- Tous aTancer facilement dans le chemyi du salut, quittez^ TOtre manière de TiTte , et Tenez aTcc moi, je TOUS enseignerai le métier de chcTalier errant; c'est un abîme de traTaux et de mau* Taises aTentures^ que t*ous ]\'aurez qif à offrir à Dieu^ et les souffrir par pénitence, et tous Toilà dans, le ciel. Roque sourit du conseil de don Quichotte ; et pour changer de discours, il lui raconta la. triste fin de l'aTenture de Claudia Garonima ,. dont Sancho , qui Fécoutait,. ne put
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s'empêcher de témoigner de la douleur j parce qu'il avait trouvé cette demoiselle fort à. sa fantaisie.
Cependant les bandoliers arrivèrent avec leur prise, deux cavaliers assez bien montés, deux pèlerins à pied , et un coche où il y avait des femmes avec sept ou huit valets, tant à pied qu'à cheval, qui l'accompagnaient; et encore deux valets montés sur des mules, et qui étaient à ces deux cavaliers. Les bandoliers environnèrent cette troupe de gens, gardant de part et d'autre un grand silence, en attendant que le grand IVoque parlât. Il demanda aux deux cavaliers qui ils étaient, et où ils allaient. Monsieur, répondit un d'eux, nous sommes deux capitaines d'infaptferie , nos c^ompagnies sont à ISaples, et nous allons nous embarquer à Barcelonne, où on dit qu^il y a quatre galères qui ont ordre de passer en Sicile ; nous avons environ deux ou trois cents écus , avec quoi noiis nous croyons assez riches, car, comme vous savez, le métier ne nous met guère et état de thésauriser. Et vous ;|utres? demanda Roque aux péleritis. Monseigneur, répondirent-ils, nous allons nous emb^^rquer pour passer à Rome, et nous aVons entre nous deux quelque soixante réaies. Roque demanda pareillement qui étaient les gens du coche ; et un des cavaliers qui l'accompagnaient.