‹ Histoire de Don Quichotte de la Manche (volume 4)Chapitre 38 sur 248 · PARTIE U, «V. VII, OBAP. XL · texte numérisé non relu

PARTIE U, «V. VII, OBAP. XL

la^iaume de la main : ce n'est pe« qu'il n'y ait Inen au royaume de Candaya dos femmes qui Ycwt de mai^jcm en maison faine U barbe et les sourcils , et d'autres choses comme cela , dont les dames sont curieuses, mais nous autres, qui sommes dames d'hoimeur^ n'avons jamais voulu uous servir de ces créatures , {larce que la plu* part n'oBt point bon bruit ; et sî le seigneur don Quichotte ne nous donne pas du secours , nous guporterons no? barbes au tombeau. Je me laisserais plutôt arracher la i^enne poil à poil par les Mores , repartit don Quichotlke , que de màn* quer à vous soulager. En ce}: endroit la comtesse Trifaldî reprit ses esprits, et dit à don «Qui-^^ chotte : L'agréable spn de vos promesses , va* leureux cbevaliep, a retenti jusqu'à mes oreilles au milieu de xooa évanouissement, et rappelle mes sf^ et mes forcées ; je vous supplie donc de nouveau ,iglorieu]^ et indomptable seigneur, qtie vos f>arties se convertissent promptement en oeuvres efiic^es* Il ne tiendra pas à moi , ré^ pondit don Quichotte, voyes^ à. quoi je {mis vous être utile , et vous me trou'^^t^Tee bien dispose à vous rendre ce service. Votre magnanimité saura donc ^ invinctj^sime chei^lier, iiepartit la dame Dolc^de , que 4'ici au royaume de Candaya il y a cinq miUe lieues , peut-être une ou deqx plus ou m.ains , à faire le chemin par terre ; mais |i

7a i)OK QTOCftoUTE.

on ya par Tair et en ligne directe , il ïi'y eik a que trois mille deux cent iringt-sept; et le géant Malambrun me dit que sitôt que ma bonne fortune n&'aurait fait la fayeur de me faire rencontrer le cheyalier notre libérateur, il lui enyerrait une agréable monture, beaucoup meilleure et pas si mutine que des mules de louage , puisque c'est le même cheyal de bois sur lequel Pierre de ProVence enleya la belle Maguelonne ; animal paisible et qu'on gouyeme ayec ime chéyille qu*jl a dans le front, mais qui yole par Tair ayec tant dtfléjgèreté et de vitesse, qu'on dirait que c'est un démon d'enfer^, pe chevaS, ace que nous^pprenpns par des traditions anciennes, est' un ouvrage du sage Merlin , qui le prêta àrPîerre de PÉrovénce, son grand àmi , et 9ur lequel il. fit de grands voyages par l'^air , laissant ceux qui le regardaient dm terre tout* émenf^illés ; et4è bon Merlin ne le prétait qu'à ceux qu'il ailhait , ou à qui le payait mieux*: aussi, 4epuis 1# fameux Pierre jusqu'à présent^ nous n'ayons pas ouï dire que personne ait monté dessus. Malâmbi^n , par la force de ses chaftnes , a trouvé moyen de l'avoir en sa possQfi$ion ; il s'en sert <lans tous les voyages qu'il fait., qui sont pbur l'ordinaire par toutes les parties, du monda*: aujourd'hui il est ici, et demain Jén France, et le lendemain ij^ sera dans l'Amérique ou dans . la Chine ; ce

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