‹ Histoire de Don Quichotte de la Manche (volume 5)Chapitre 138 sur 216 · PARTIE m, LIV. II, CHAP. XXVIT. tï'jS · texte numérisé non relu

PARTIE m, LIV. II, CHAP. XXVIT. tï'jS

mère s*il pouvait lui faire une visite; eUe répondit que, n'ayant point vu le comte .de Bedemâr, ni Leur frère aîné , elle craignait qu'ils ne trouvassent mauvais qu'elle^ vit des gens qui les avaient si fort négligés, et qu'elle était obligée d'avoir ces égards -jusqu'à ce qu'elle sût leur intention. Cette réponse irrita fort don Pèdre, et il continua de se plaindre dé ma mère, disant dans tous les endroits où il se trouvait que, xkpui3 qu'elleTavait trompé, elle n'osait le regai^ der. Octave y vint lui^éme, et, avec ses* manières accoutumées, il demanda à voir sa bellesoeur, comjaie si nous eussions été en grand commerce. On vint me le dire, çt j'étais embarrassée quelle réponse je lui ferais, quand on m'avertit qu'il avait m^ pied à terre, et qu'il allait monter. Don Lopès, un de mes parens, qui était y^nu nous voir avant que de partir pour l'arma, et. qui savait tout ce qui s'était passé, nxe dit qu'il allait parler à Oxtave, et qu'il ne doutât point qu'il ne lui fît entendre raison ; il desçeh^it, et trouvant Octave dans le degré : Où al.le2-vous9 seigneur Octave? lui demanda-t-ril; ne vous a-t-on pas dit qu'Eugénie est malade, et qu'elle ne peut voir personne P Nous sodimes si proches, répondit Octave, que nous ne nous e.mbarràa$ons point les uns les autres, et puisque vous y êtes j'y puis bien être. Si vous vouliez,

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dit ^on Lopès, nous irions raisonner sur cela un peii plus Join. Octave et lui descendirent, et ils montèrent à cheval, pendant que Lopès m'envoyait dire que j'en ëtais quitte pour C€ jour-là. Ils ne furent pas plutôt sortis du château, que don Lopès dit à Octave : Comment pou vez^-vqus croire, Octave, que vous puissiez voir Eugénie après avoir vécu avec elle comme vous avez fait? et de quelle manière peut-elle recevoii* un homme qui ne lui a pas fait faire la moindre honnêteté sur son nlanagc ? De quel droit, interrompit Ottave, prenear-vous la liberté de me faire des leçons? C'est que j'en sais faire , repartit don Lopès, et que je vois que vous en avez grand besoin ; et j'ai bien d'autres choses à vous dire. Octave, qui n'avait pas accoiitumé de se voir traiter de la sorte, regarda don Lopès avec des yeux de fureur j et; lui disatit qu'il n'en voulait pas savoir davantage , il mit en même temps l'épée à la main. Vous êtes vif, seigneur Octave, lui dit don Lopès, je vous conseillerais de modérer ces vivacités, et il mit la main à l'épée aussi ; enfin ils se battirent : don Lopès donna deux grands coups d'épée à Octave, et, saisi]^sant la sienne d'une main : Je devrais, lui dit-îl, délivrer le monde d'un homme aussi fâcheux que vous ; jnais je vous pardonne en faveur de Valerio; songez à devenir plus sage, et

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