‹ Histoire de Don Quichotte de la Manche (volume 5)Chapitre 164 sur 216 · PARTIE m, uv. n, CHAP. XXXI · texte numérisé non relu

PARTIE m, uv. n, CHAP. XXXI

les arbres étaient si grands et si épais , qu'il ne voyait plus goutte : il était effrayé de la moindre chose qu'il entendait; mais il le fut terriblement <juand il crut entrevoir devant lui un cavalier d'une tailleextraordinaire,etmontésurunpuissantcheval. Il songeaità l'éviter, et ne savait par où, et ils étaient si proches Tun de l'autre , que leurs chevaux se touchaient de la tête. Qui va là ^ cria le chevalier, d'une voix enrouée, qui est-ce qui s'oppose à mon chemin ? Personne jxe s'y oppose, répondit Sancho tout tremblant. C'est vous, ami Sancho ? dit le chevalier. C'est moi , répondit-il un peu rassuré , mais je ne sais qui vous êtes. Suivez-moi, dît le cavalier , il y a long^ temps que je vous cherche ; et il donna aussitôt un coup de cor, d'un son terrible, et en même temps on lui réponcht de sept ou huit endroits de la forêt ^ avec autant de bruit, ce qui redoubla la frayeur du pauvre aventurier. Monsieur le chevalier, dit-il, sont-ce là vos gens ? si vous êtes ici pour combattre , je n'ad que ihoi ; renvoyez-les, ou trouvez ben que j*aille quérir mon second. C'est pour les. renvoyer aussi que j'ai sonné ^ dit le cavalier^ pour lecoratat que j'ai à faire avec vous, nous le ferons seul à seul, et vous n'avez nul' supercherie à craindre. Et d'où êtes-vous, chevalier, demanda Saltcho, et pourquoi s^vez-vous mon nom ? C'est que la Renom-

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mée tient registre du nom de tous les braves gens , répondit le cavalier, et îï y aï quatre jours qu'en dl;nant avec elle, elle me ïttoiitra sa liste, oii je votis tis tùut dé vôti*e long en gros caractères , et depuis ce tetnps-là , je vous àî cherché, saris manger ni dormir, dans tous les recoitis de la terre habitable , pour acquérir de la gloire en vous combattant. Où demeurè-t-elle , tnotisîeur, la Renommée ? je voudrais bien m^entretenîr un petit avec elle; d'où vierit qu'elle sait toùf ce qui 6e passe ? Vraiment elle en sdit bien d'autres, répondit le cavalier; c'est urie créature qui fait «autafit de chemin que le soleil , qui a cent yeui et Cent oreilles; elle voit tôtit, felle èhtelid tout. Hé, mardi, je la crois bieti Ididè aiînsi faite , dit Saneho. Elle a fort ^orine mine , dit Ife cavalier, et elle rie vous déplairait pas; elle a aussi cent bouches et des ailes, e^ elle est perpétuellement en l'airi Et où aVéii-vottà ddnc dîné avec elle ? repartit Sàncho. E lie est de mes airiîes , dit le câvMiear^ et polir l'amour dé moi , elle s'arrête bien deux hertires §ar terre. Pourrait Mèn être Cette drôlesse^là , dit Saiitho , qui ei* a tarit dit de toutes les fàçoft^ d'ùri aùtté chevallier et flé moi, et il y efl a ^lu'élle se setait bien pâ^sé de dite. Mais que diaU<& férâdt-^De de cetit bouches, si cêf n'est pour ^mt^mik feriniië n'en à qu'une, rion plus q\i*urié certaine gotivcrttanté : par k mardi,

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