PARTU III, LIT. I^ CHAP. V
que corTiq>tio2i ^ tono le» bMBiEies soat in)itttes; ceux qoi sont dus mie fiM grande éléyâtwn , le sont bien souyent plus que les-autre» : ils sont pleins d'oi^eil pour etriHon^cs, et de mépris pour tout le reste ; et c'est cet orgueil et ce mépris qui font presque tous les malheurs du monde ; car , après tout , n'est-ce pas la vanité de ceux qu'on appelle les grands du monde, qui fait qu'il y a tant de misérables, parce qu'ils se sont emparés des biens et de l'autorité, qui devraient être également partagés selon les lois de la nature ? n'est-ce pas le mépris qu'ils ont pour les "autres hommes., qui les porte à la révolte, et qui les oblige de chercher dans les meurtres et dans les assassinats de quoi se retirer tout d'un coup du mépris et de la misère ? un pauvre malheureux , tout délabré, avec l'air triste, demande humblement l'aumône : « Ote-toi de là , maraud ! dit le grand seigneur, on ne voit que ces coquins-là par les rues! » ce pauvre, qui voit qu'on insulte sa misère, au lieu de la soulager, juge qu'on ne le traiterait pas ainsi s'il était doré comme les^ autres; il risque tout pour n'être plus en état de souffrir l'insulte ; et voilà ce qui peuple les montagnes et les forêts de scélérats et de meurtriers, qui ne le seraient pas devenus si on ne les avait point méprisés : voyons maintenant en quoi nous pensons mieux que les anciens, et
s'il est Yrai que nous avons plus de ffydi. Don Quichotte allait continuet, tant il se trouvait en bon train ; «nais il fut interrompu, comme nous allons voir dans l'autre chapitre.